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Contrats aidés : le maire de Saint-Benoît menace de fermer les écoles

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Contrats aidés : le maire de Saint-Benoît menace de fermer les écoles

Contrats aidés : “Il est fort probable que je ne puisse pas ouvrir les écoles en août”, alerte Patrice Selly


Patrice Selly monte au créneau. Le maire de Saint-Benoît menace de ne pas rouvrir les 25 écoles de sa commune en août 2026 si l'État maintient sa réduction des contrats aidés. « Il est fort probable que je ne puisse pas ouvrir les écoles au mois d'août prochain », écrit-il dans une déclaration publiée sur la page Facebook de la ville.

En cause : la baisse du quota de parcours emplois compétences (PEC) attribués aux collectivités. Près de 90 agents sous contrat PEC travaillent actuellement dans les écoles de Saint-Benoît, où ils assurent l'accueil et la sécurité. Une dizaine de postes supplémentaires couvrent l'entretien des espaces verts et l'environnement.

« Ces agents assurent des missions essentielles, notamment dans les écoles communales », insiste Patrice Selly. Sans eux, il estime impossible de garantir une rentrée scolaire dans de bonnes conditions. Les communes n'ont pour l'heure aucune visibilité sur le nombre de postes qui leur seront finalement attribués.

Le maire rappelle la double dimension de ces emplois : service public et insertion professionnelle. « L'enjeu pour nous, c'est de pouvoir répondre aux besoins de nos missions de service public, mais aussi permettre à des Bénédictines et à des Bénédictins d'avoir un emploi », dit-il. Plusieurs associations locales pourraient également souffrir de cette réduction, ces structures reposant en partie sur les contrats aidés pour fonctionner.

Patrice Selly demande à l'État de « revoir sa copie » et de fournir « les moyens nécessaires et suffisants » pour assurer la continuité des services publics. Il entend poursuivre la mobilisation avec les autres élus réunionnais. Une manifestation est prévue le 20 mai.

Cette sortie fait écho à celle du maire de L'Étang-Salé, Mathieu Hoarau, qui dénonçait mercredi une chute de 95 % des contrats aidés dans sa commune. L'Étang-Salé pourrait passer de 120 PEC par an à une poignée de postes. 77 de ces emplois concernent directement les écoles et le périscolaire. « Leur disparition remet en cause l'organisation même de la rentrée scolaire 2026 », alertait la municipalité.

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