Mardi 28 avril, le conseil municipal de Sainte-Marie a adopté son budget primitif 2026. Montant global : 116,4 millions d'euros. Premier budget de la mandature de Céline Sitouze, il dégage un excédent de plus de 18 millions d'euros et affiche des priorités nettement sociales.
La section de fonctionnement atteint près de 78 millions d'euros, avec un résultat reporté de plus de 18,7 millions d'euros. La section d'investissement s'établit à 38,4 millions d'euros, malgré un déficit reporté de 6,7 millions d'euros, absorbé par les excédents de fonctionnement.
« Le résultat global du budget principal demeure largement excédentaire à hauteur de 18,8 millions d'euros, ce qui confirme la bonne santé financière de la commune », a déclaré Teddy Libelle, adjoint aux finances. Il salue l'héritage du « redressement » engagé par l'ancien maire Richard Nirlo. Avec un excédent de fonctionnement cumulé de 25,5 millions d'euros et une capacité d'autofinancement solide, la municipalité entend financer ses politiques publiques tout en soutenant un programme d'investissement ambitieux.
Parmi les mesures annoncées : une cantine scolaire à 1 euro par repas, soit environ 33 euros par an pour les familles. Universelle et financée à hauteur d'un million d'euros par la commune. « Nous ne pouvons pas tout faire, mais nous avons fait le choix de la cantine à 1 euro », a expliqué la maire. Autre engagement respecté : aucune hausse de la fiscalité locale. Les subventions aux associations et clubs sportifs progressent de 15 %, pour atteindre plus de 433 000 euros en 2026.
La majorité vise un programme d'investissement de 300 millions d'euros sur la mandature, largement financé par des partenaires extérieurs — État, Région, Département, CINOR. « Nous sommes en droit de réclamer un retour sur investissement de nos impôts », a défendu Céline Sitouze. Dans l'opposition, Billy Panechou met en garde : « 80 à 85 % de votre programme repose sur des partenaires. Vous portez seul le risque en cas d'échec. » Yves Ferrières, lui, pousse la municipalité à aller plus loin : « Une collectivité se doit d'investir. Vous avez les moyens, utilisez-les. »
La question des ressources humaines a aussi animé les échanges, notamment l'incertitude qui pèse sur les contrats aidés (PEC). La municipalité prévoit une enveloppe de 2,8 à 3 millions d'euros pour sécuriser les effectifs dans les écoles. « Nous voulons offrir de vrais contrats et garantir un personnel qualifié pour nos enfants », a insisté la maire. Elle a par ailleurs annoncé le lancement d'audits financiers, organisationnels et patrimoniaux dès juin, avec une restitution attendue en fin d'année.
Sainte-Marie referme plusieurs années de tensions financières. La commune affiche aujourd'hui un excédent de plus de 18 millions d'euros, après un déficit supérieur à 20 millions en début de précédente mandature. « Lorsque vous désendettez aussi rapidement, cela signifie aussi que vous n'avez pas investi », a reconnu Céline Sitouze, qui entend désormais « augmenter le patrimoine des Sainte-Mariens » et soutenir le développement économique du territoire.


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