La préfecture a publié mardi soir les résultats des élections des commissions mixtes d'usine (CMU), scrutin qui détermine tous les cinq ans la représentativité des planteurs de canne dans les instances professionnelles. Aucun vainqueur clair n'émerge entre l'union FDSEA-JA et celle de la CGPER-UPNA. Chaque camp devrait obtenir trois sièges au sein du CPCS, l'organe qui portera la parole de la filière lors de la prochaine convention canne en 2028.
2 082 planteurs étaient appelés aux urnes ce mardi, répartis dans chaque bassin cannier entre deux collèges : les producteurs de moins de 700 tonnes livrées et ceux de plus de 700 tonnes. L'union CGPER-UPNA remporte la majorité dans trois centres (Le Gol, Beaufonds et Grands-Bois), mais s'incline à Savanna et à Bois-Rouge, ancien fief de la CGPER. En 2021, la CGPER présidait trois CMU, la FDSEA-JA une et l'UPNA une.
En nombre de sièges, la FDSEA-JA prend l'avantage d'une courte tête : 13 contre 12. Dans le collège des moins de 700 tonnes, la CGPER-UPNA obtient 8 sièges contre 7. Dans celui des plus de 700 tonnes, la FDSEA-JA en décroche 6 contre 4. Mais en voix exprimées, la CGPER-UPNA l'emporte avec 561 voix contre 541, soit 50,91 % des suffrages. Vingt voix d'écart.
Ce sixième et dernier siège au CPCS se joue au nombre de voix, selon une méthode proportionnelle au « plus fort reste » que certains planteurs jugent trop complexe. Verdict : trois sièges pour chaque camp. La bataille se déplace désormais vers la présidence du CPCS côté planteurs, occupée depuis 2021 par Pierre Emmanuel Thonon. Faute d'accord entre les deux camps, c'est l'âge qui pourrait trancher en cas de double candidature et d'égalité des votes.
Côté CGPER-UPNA, le nom de Jean-François Sababady revient le plus souvent. En face, seule la candidature de Jean-Marie Barau pourrait l'emporter à l'âge. Mais ce dernier a été élu comme suppléant de Pierre Emmanuel Thonon, à Bois-Rouge. Chaque camp doit désigner ses représentants au CPCS une fois les CMU installées dans chaque bassin.
Au-delà du résultat serré, deux chiffres retiennent l'attention : la participation n'a atteint que 53,46 %, contre 55,17 % en 2021 pour 2 525 planteurs inscrits. En 2011, elle dépassait 62 % chez 3 046 planteurs autorisés à voter. En quinze ans, la filière a perdu un millier d'électeurs et dix points de participation. Les nouveaux élus héritent d'une profession qui se rétrécit.


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !