Après la motion votée par le Conseil départemental sur la hausse des prix des carburants, la Région Réunion monte au créneau. La collectivité rejette les mises en cause à son encontre, défend sa gestion de l'octroi de mer et conteste la portée réelle des annonces du Département.
La guerre des communiqués est ouverte entre les deux principales collectivités de l'île. Quelques heures après l'adoption de la motion départementale, la Région Réunion a publié une réponse sèche, indiquant avoir pris connaissance du texte « avec consternation ».
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La Région juge « particulièrement regrettable » que le Département choisisse de la mettre en cause, alors que la crise actuelle appelle selon elle à la responsabilité et à la solidarité. Sans nommer directement ses adversaires politiques, elle rappelle que La Réunion a déjà payé le prix par le passé « d'affrontements stériles entre institutions » contraires à l'intérêt général.
Sur le fond, la Région réfute plusieurs points de la motion. Elle rappelle notamment que 75 % des recettes de l'octroi de mer sont reversées aux communes — une précision visant directement les critiques sur l'usage de cette fiscalité locale face à la flambée des prix à la pompe.
La collectivité présidée par Huguette Bello doute par ailleurs de la portée des annonces départementales. Elle pointe des « imprécisions » et laisse entendre que les mesures avancées se résument à de la communication autour d'un dispositif déjà existant : la carte monétique de 50 euros annuels destinée aux publics éligibles.
La Région dit ne pas vouloir alimenter davantage la polémique. La crise des carburants, en tout cas, est désormais aussi un bras de fer politique ouvert entre institutions.


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