Élu maire de Saint-Denis en mars dernier, Bally Bagayoko enchaîne les polémiques depuis son installation. L'édile LFI de 51 ans se retrouve au cœur d'un débat public intense, mélange d'attaques politiques et de dérapages racistes.
Diplômé en géopolitique de l'université Paris-VIII, cet ancien cadre de la RATP a d'abord milité dans le tissu associatif dionysien. Passionné de basket, il a entraîné pendant des années une équipe locale qu'il a menée jusqu'au niveau semi-professionnel. Son passage par SOS Racisme et les réseaux syndicaux lui a ouvert les portes de la politique.
Dès le soir de son élection le 15 mars, la première polémique éclate. Une séquence télévisée tronquée lui fait dire ce qu'il n'a pas dit. On l'accuse d'avoir parlé de « la ville des Noirs » alors qu'il évoquait « la ville des rois et du peuple vivant ». « C'est une fake news, une déformation de mes propos », proteste-t-il.
Les tensions montent d'un cran après ses déclarations sur le désarmement de la police municipale et sa sortie contre CNews. Sur cette chaîne, il essuie des propos à caractère raciste de la part de chroniqueurs. Sa réaction ? Il réclame la fermeture de la chaîne, dénonçant une « offre médiatique avec des chaînes racistes ».
La controverse prend une autre tournure avec l'intervention de la journaliste réunionnaise Mémona Hintermann-Affejee sur CNews le 31 mars. Ses propos jugés stigmatisants provoquent un tollé et alimentent encore les tensions autour du maire. D'autres fausses informations circulent en parallèle, du prétendu bras d'honneur à des accusations sans fondement sur son indemnité.
Bagayoko campe sur ses positions et refuse de plier. Il place déjà sa victoire dans une perspective plus large, évoquant au micro de TF1 une étape « pour faire renaître cette gauche de rupture » en vue de la présidentielle de 2027. Ses soutiens y voient une tentative de décrédibiliser La France insoumise dans son ensemble.


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