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Brasseries de Bourbon : la préfecture impose des mesures anti-odeurs

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Brasseries de Bourbon : la préfecture impose des mesures anti-odeurs

"C’était infernal" : face aux nuisances olfactives, les Brasseries de Bourbon sommées de prendre des mesures


Un arrêté préfectoral du 6 mars oblige les Brasseries de Bourbon à mettre aux normes leur station de traitement des effluents. Cette décision répond aux multiples plaintes des riverains du Bas-de-la-Rivière, qui subissent depuis le second semestre 2025 des odeurs nauséabondes.

« Relents d'égouts », « odeur d'œufs pourris », « on aurait dit de l'ammoniac » : les témoignages concordent. Jean-Pierre, habitant de longue date du quartier, se souvient : « On ne pouvait plus manger dehors ou juste ouvrir les fenêtres. Il y avait comme une odeur de cabinet permanente, de midi jusqu'au soir. »

Ces émanations proviennent de la mise en service de la station de traitement des déchets liquides de la brasserie. « Pendant un temps c'était devenu infernal. On arrivait le matin au bureau, ça sentait même à l'intérieur », raconte une employée du Quai Ouest. Ibrahim, père de famille du secteur, abonde : « Pour les enfants aussi c'était compliqué, on ne pouvait même plus ouvrir la fenêtre pour aérer. »

Depuis décembre, la situation va mieux. « Maintenant, dès qu'ils nettoient les boues, l'usine nous prévient par texto qu'il va y avoir des odeurs », précise une membre de l'association Petit Colibri. Yann Michel, directeur de la Nouvelle Carrosserie Dionysienne, constate lui aussi une nette amélioration : « Ils nous préviennent quand ils interviennent, ça a dû arriver une fois ou deux depuis le début de l'année. »

Ces progrès n'empêchent pas la préfecture d'imposer un calendrier strict. Les Brasseries de Bourbon ont un mois pour créer une plateforme de signalement gratuite accessible aux riverains. Dans un délai de deux mois, elles devront cartographier « la zone d'impact du panache des odeurs » selon les conditions de vent locales.

L'arrêté prévoit aussi une évaluation du risque sanitaire dans les six mois et une étude technique sur l'installation de capteurs de mesure d'hydrogène sulfuré dans les trois mois. Quinze jours suffisent pour transmettre une procédure de gestion des opérations sensibles. Si l'entreprise ne se conforme pas, elle s'expose à des sanctions administratives et devra assumer tous les frais d'études.

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