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Madagascar : le gouvernement dissous après les pressions

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Madagascar : le gouvernement dissous après les pressions

Madagascar : le gouvernement dissous en pleine transition politique


Le colonel Michael Randrianirina a annoncé lundi 9 mars la dissolution du gouvernement malgache dirigé par Herintsalama Rajaonarivelo. Cette décision fait suite aux appels publics des organisations « Gen Y et Gen Z » qui réclamaient samedi dernier la démission du Premier ministre.

Ces mouvements de jeunes reprochaient au chef du gouvernement son incapacité à « assumer pleinement ses fonctions » et visaient plusieurs ministres qui « ne maîtrisent pas leurs responsabilités ». Ils agitaient le spectre d'un pays qui pourrait « sombrer dans le désordre », rapporte L'Express de Madagascar.

La présidence justifie cette décision par sa conformité « à l'application de la Constitution », sans préciser l'article invoqué. Le chef de l'État de transition promet la nomination prochaine d'un nouveau Premier ministre, avant la formation d'une nouvelle équipe gouvernementale. Il martèle qu'il ne s'agit pas d'une vacance du pouvoir exécutif.

Ce remaniement gouvernemental intervient dans le contexte de la crise politique qui a éclaté fin septembre 2025 avec des manifestations contre la vie chère et les pénuries. Le mouvement a pris une nouvelle dimension début octobre quand une partie de l'armée l'a rejoint, notamment l'unité d'élite CAPSAT le 12 octobre.

Andry Rajoelina avait quitté le pays le 13 octobre pour gagner un « lieu sûr » à l'étranger. Le lendemain, les députés votaient sa destitution malgré un décret présidentiel de dissolution de l'Assemblée. Michael Randrianirina et des officiers alliés ont alors pris le pouvoir, dissolvant plusieurs institutions dont le Sénat et la Haute Cour constitutionnelle.

L'Union africaine a immédiatement suspendu Madagascar de ses instances, dénonçant un « changement anticonstitutionnel de gouvernement ». La SADC pousse les autorités de transition à établir une feuille de route claire pour un retour à l'ordre constitutionnel. Un plan de transition transmis en février 2026 aux partenaires régionaux reste critiqué pour l'absence de calendrier électoral précis.

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