À Saint-André, l'eau potable domine les débats des élections municipales. Les huit candidats en ont fait leur priorité, même si cette compétence appartient à la Cirest depuis 2020.
Depuis des années, de nombreux foyers subissent des coupures à répétition. En cause : la baisse du niveau au captage du Bras-des-Lianes. Cette ressource principale, partagée avec Bras-Panon, ne parvient plus à alimenter une population qui a grandi de plus de 10 % en moins de dix ans.
La CISE parle d'une situation « structurelle », que la sécheresse aggrave. Le gestionnaire pointe la vétusté du réseau, avec un rendement d'environ 60 % et près de 400 fuites par an. L'alimentation dépend encore largement des pluies en altitude, seules à pouvoir réalimenter efficacement l'usine de potabilisation de Dioré qui dessert 60 % de la population.
Éric Fruteau dénonce « un retard historique d'investissements » et propose de moderniser les canalisations, augmenter les capacités de stockage et créer des retenues collinaires. Jean-Marie Virapoullé mise sur le renouvellement urgent des tuyaux percés et la création de deux nouveaux réservoirs. Stéphane Soupramanien prévoit un « plan massif » avec un forage de 300 m³/h et un réservoir de 3 000 m³.
Joé Bédier exige que Saint-André prenne la présidence de la Cirest et annonce des solutions de stockage provisoires dès 2026. Jean-Michel Sautron envisage un nouveau forage tout en reconnaissant qu'un tel projet nécessitera sept ans. Laurent Virapoullé, lui, s'oppose au projet MEREN et défend la création d'une régie publique partielle.
À ce stade, deux candidats n'ont pas encore répondu aux sollicitations : Léopoldine Settama-Vidon et Jean-Marie Cotaya.


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