À quelques jours du premier tour des municipales de 2026, plusieurs incidents émaillent la campagne électorale dans différentes communes de La Réunion. Dégradations d'affiches, intimidations et rumeurs visant des candidats attisent les tensions.
À Saint-Benoît, le maire sortant Patrice Selly dénonce des actes de vandalisme contre une de ses colistières. La militante a vu ses affiches de campagne dégradées et découvert son véhicule endommagé dans sa cour dans la nuit du 3 au 4 mars. Le lendemain, un galet a été lancé en direction de sa voiture alors qu'elle faisait campagne. Une plainte a été déposée.
« Ces méthodes d'un autre temps révèlent une conception inquiétante de la politique, faite d'intimidation et de dégradation plutôt que de débat d'idées », condamne Patrice Selly. Son adversaire Patrick Dalleau a également réagi, appelant l'ensemble des équipes de campagne à faire preuve de responsabilité.
Dans le chef-lieu, la candidate Gaëlle Lebon affirme qu'un militant a été pris en flagrant délit « bombe de peinture à la main » en train de dégrader ses affiches. Elle interpelle le candidat RN Jean-Max Nativel et Jean-Jacques Morel pour qu'ils « tiennent leurs équipes de campagne ».
Au Tampon, les affiches d'Alexis Chaussalet ont été vandalisées avec des croix gammées et des inscriptions insultantes. Le candidat dénonce une « tentative d'intimidation et de manipulation politique inacceptable » et a porté plainte auprès de la gendarmerie.
À Saint-Denis, la maire sortante Ericka Bareigts dénonce la diffusion de rumeurs concernant son orientation sexuelle. « L'homosexualité est utilisée comme une insulte », a-t-elle déclaré mardi 3 mars, estimant que ces attaques relèvent d'une stratégie politique sexiste. Elle a également déposé plainte. Les scrutins sont prévus les 15 et 22 mars prochains.


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