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Parcoursup : une sénatrice propose une loi contre l'opacité

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Parcoursup : une sénatrice propose une loi contre l'opacité

Parcoursup : la sénatrice Évelyne Corbière veut mettre fin aux "discriminations et à l’opacité"


Évelyne Corbière Naminzo, sénatrice de La Réunion, dénonce les « discriminations » générées par Parcoursup. Elle défend une proposition de loi visant à rendre transparents les critères de sélection et à instaurer la gratuité des vœux.

« L'instauration de la plateforme Parcoursup par la loi de 2018 a entraîné de nombreuses discriminations dans l'accès à l'enseignement supérieur », affirme l'élue dans un communiqué. Les chiffres qu'elle cite inquiètent : 6 % des bacheliers n'ont reçu aucune proposition d'admission à l'issue de la phase complémentaire, soit plus de 20 000 jeunes sans place. Le taux d'échec en première année d'études supérieures atteint 57 %.

À La Réunion, 41 000 jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Pour la sénatrice, ces données « traduisent l'incapacité de l'enseignement supérieur à répondre à la demande sociale d'accès au savoir ».

« La sélection n'est plus l'exception : elle devient la règle, même dans les filières supposées non sélectives », dénonce Évelyne Corbière-Naminzo. Cette évolution transforme l'enseignement supérieur en « secteur économique soumis aux règles de l'offre et de la demande ». Une logique qui contredit l'article 13 du Préambule de la Constitution de 1946 garantissant « l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction ».

La parlementaire critique aussi l'opacité des algorithmes de sélection, déjà dénoncée par le Conseil constitutionnel. Elle propose de rendre visibles tous les critères et modalités de sélection. Autre mesure phare : la gratuité totale de l'inscription aux vœux, pour « mettre fin à une discrimination financière honteuse ». Les entretiens en présentiel pénalisent particulièrement les lycéens ultramarins, dans l'impossibilité matérielle de se rendre en métropole.

« Je refuse que notre système d'accès à l'enseignement supérieur reproduise et accentue les inégalités de naissance », conclut la sénatrice. Son objectif : garantir à chaque élève une place dans une formation correspondant à ses capacités et aspirations.

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