Jean-Max Nativel a dévoilé mardi 24 février les axes de sa campagne municipale à Saint-Denis. Le candidat du Rassemblement national fait du renforcement de la sécurité et du développement économique du littoral ses deux priorités pour conquérir les électeurs dionysiens.
« Le changement n'attend plus », répète le chef de file du « Rassemblement dionysien ». Sa liste réunit des membres du RN, du mouvement Saint-Denis d'abord, d'Humaniste global et des soutiens de l'UDR d'Éric Ciotti. Nativel assure avoir organisé son mouvement « quartier par quartier » depuis deux ans et se dit certain de pouvoir battre la maire sortante Ericka Bareigts.
La sécurité occupe la première place dans le programme. Claude-François Hoareau cite une hausse de 6 % de la délinquance globale, avec des pics sur les vols violents et cambriolages. La solution ? Faire passer les effectifs de police municipale de 40 à 200 agents, agrandir le centre de supervision urbain et installer de nouveaux équipements de surveillance.
« La lumière est la première des sécurités », affirme l'équipe qui veut appliquer la « tolérance zéro » contre les incivilités. Le coût : deux millions d'euros par an.
Pour l'économie, Corinne De Flore compte sur la transformation du littoral avec le projet « Poole Nautica ». Ce quartier maritime s'étendrait « de la gare routière à la Jamaïque » et accueillerait un port rénové, des commerces et des logements. « Le Barachois, il faut l'améliorer, mais on ne peut pas tout faire toujours au Barachois », explique Nativel.
L'urbanisme fait aussi l'objet d'attaques. Victor-Andrea Perego critique l'état du front de mer : « Vous êtes accueillis par une Cité des Arts dont les panneaux sont tombés, un pont rouillé, l'immeuble Europa dont les carreaux tombent. » Parmi les projets : convertir l'ancienne prison Juliette Dodu en « Grandes Halles Dionysiennes », un marché couvert pour les producteurs locaux.


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !