« Avec nous, il n'y aura pas de phase de rodage ». Daniel Alamélou a présenté ce mercredi sa liste et son programme pour les municipales de Sainte-Suzanne, près de la cascade Niagara. Une équipe qu'il dit ancrée localement et « prête à travailler tout de suite », contrairement à certains « aventuriers » de la politique.
Chaque colistier a présenté son parcours et ses motivations. La liste rassemble différents profils de la ville : retraités, professionnels de la santé, de l'éducation, du social, de la sécurité, de l'environnement ou du monde associatif. Le plus jeune, Benjamin Blainville, originaire de Bras-Pistolet, côtoie des profils expérimentés comme Antonio Grondin, 17 ans dans l'opposition municipale.
« Quand Daniel Alamélou était premier adjoint, la dette est passée de plus de 9 millions d'euros à 300 000 euros », a rappelé Antonio Grondin. Christian Picard, syndicaliste et président de la brigade nature, abonde : « Sainte-Suzanne arrive à un tournant. Il faut quelqu'un qui a le profil et la tête sur les épaules ». Anselme Vitry, enseignant et ancien élu, résume : « Pas besoin de quelqu'un venu d'ailleurs. Ici, on a ce qu'il faut ».
Le programme comprend six axes. Daniel Alamélou évoque la nécessité de « repenser l'aménagement du territoire » face aux risques d'inondation. « On ne peut plus construire comme avant avec les risques d'inondation », insiste-t-il. Parmi les mesures phares : création d'un pôle santé, places d'accueil d'urgence pour les victimes de violences intrafamiliales, nouveau pôle pour la police municipale.
La réhabilitation du centre-ville occupe une place importante, avec une sollicitation des fonds de rénovation urbaine. Le candidat dit avoir déjà rencontré la présidente de l'Agence nationale de la rénovation urbaine. Le front de mer sera réaménagé en « lieu de vie » avec éclairage solaire et pôle multiculturel. « On ne veut pas de grandes structures déficitaires, mais des équipements accessibles et adaptés », précise-t-il.
Sur le plan financier, Daniel Alamélou dresse un constat critique. « On demande beaucoup aux habitants, avec une fiscalité parmi les plus fortes de l'île, mais on ne va pas chercher suffisamment de financements ailleurs ». Avec un budget de 46 millions d'euros, il affirme que de nombreux projets peuvent être financés jusqu'à 80 %. Il s'engage à respecter le paiement des factures sous 30 jours et à mettre fin aux emprunts toxiques.
Le programme prévoit également un conseil municipal des jeunes, un centre funéraire, des équipements de loisirs dans les Hauts sur le modèle du Colorado à Saint-Denis, un village artisanal à Commune-Bègue. Face à la saturation des collèges, une réflexion sur la création d'un collège privé est engagée. « Notre différence ? La connaissance de Sainte-Suzanne », conclut le candidat, évoquant des « zones d'ombre » dans la situation financière communale qu'il entend clarifier dès son éventuelle élection.


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