Mardi soir à Saint-Benoît, dans les locaux de la distillerie de la Rivière du Mât, le Club économique de Bourbon (CEB) a lancé une série de rencontres avec les candidats aux municipales 2026. L'objectif : replacer l'économie au centre du débat électoral.
Le constat qui motive cette démarche fait froid dans le dos : avec 44 % de pauvreté, l'Est affiche l'un des taux les plus élevés de France. Le territoire abrite plusieurs communes parmi les plus défavorisées du pays et pâtit d'un chômage structurel lourd. « Le statu quo n'est plus une option. Avec 44 % de pauvreté, l'Est est une poudrière sociale », écrivent les chefs d'entreprise dans leur livre blanc sur le développement économique à l'horizon 2035.
Le CEB a préparé une charte d'engagements avec dix mesures concrètes : concertation systématique avec les entreprises, commission dédiée aux TPE-PME, stabilité fiscale sur le mandat, respect des délais de paiement à 30 jours. Le but ? Bâtir un cadre stable qui donne envie d'investir.
« J'entends cantine gratuite, fournitures scolaires gratuites… D'accord, mais comment on paye ça ? », s'interroge Pierre-Jacques Surjus, président du CEB. « Pour lutter en faveur du pouvoir d'achat, il faut créer des richesses, il faut créer des emplois », rappelle-t-il. Il prône une approche collective qui réunirait chambres consulaires, intercommunalité, communes, État et entreprises.
Le livre blanc va au-delà du diagnostic. Il dessine une trajectoire autour de l'économie verte, du tourisme durable, de la transition énergétique et de l'agroalimentaire. Le document chiffre à 200 millions d'euros sur dix ans le rattrapage nécessaire en infrastructures, avec notamment l'idée de prolonger la 2x2 voies jusqu'à Sainte-Anne.
Après cette première soirée qui a réuni Patrick Dalleau et Patrice Selly, une nouvelle rencontre est prévue jeudi avec Sabrina Ramin et Jean-Hugues Ratenon. À Saint-André, les échanges auront lieu dans les locaux de RVE avec Joé Bédier et Éric Fruteau le 20 février, puis avec Jean-Marie et Laurent Virapoullé le 26 février. Une cinquantaine de chefs d'entreprise ont participé à la première rencontre.


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