Le projet de loi sur l'aide à mourir revient à l'Assemblée nationale avec plus de 600 amendements à examiner, quelques jours de débats et un vote solennel prévu fin février. Cette initiative d'Emmanuel Macron, annoncée en 2022, divise profondément partisans et opposants.
Après son rejet au Sénat par la droite conservatrice, le texte sera rediscuté par les députés de la commission des affaires sociales dès ce mercredi. En première lecture en juillet, il avait été adopté par 305 voix contre 199. Le débat en séance publique aura lieu le 16 février, suivi du vote solennel le 24 février, en même temps qu'une proposition de loi sur les soins palliatifs.
Le député MoDem Olivier Falorni porte un projet qui instaure un « droit à mourir » encadré : le patient peut s'administrer une substance létale ou la recevoir s'il ne peut physiquement le faire. Sans jamais prononcer les mots « euthanasie » ou « suicide assisté », le texte pose un cadre légal précis. Falorni plaide pour un compromis équilibré et refuse les restrictions qui rendraient la loi inapplicable.
Les partisans du texte visent une adoption avant l'été. Leurs adversaires dénoncent un calendrier bâclé. Dans une tribune du Journal du Dimanche, des députés de droite jugent le rythme des débats inadapté à la gravité du sujet. Certains amendements cherchent à vider le texte de sa substance, notamment en autorisant les établissements à refuser l'aide à mourir.
Malgré les fortes divisions, les groupes politiques devraient laisser leurs députés voter librement. Le sujet dépasse les clivages partisans et touche aux convictions personnelles de chacun.


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