L'Union des femmes réunionnaises (UFR) dénonce dans un communiqué les attaques sexistes qui visent les candidates aux élections municipales de mars 2026.
L'organisation condamne la diffusion de tracts diffamatoires contre une candidate à Saint-Philippe. Ces documents s'attaquent à sa vie privée et à sa dignité, violant ses droits fondamentaux et les principes démocratiques.
Ses opposants redoutent-ils à ce point sa candidature qu'ils en viennent à de telles méthodes ?
Cette candidate n'est pas la seule concernée : l'UFR pointe aussi les commentaires malveillants qui circulent sur les réseaux sociaux contre d'autres femmes candidates dans plusieurs communes.
Répandre de fausses rumeurs sur la vie personnelle d'une candidate relève du sexisme pur et simple. L'objectif est clair : humilier, discréditer et faire taire les femmes qui s'engagent en politique.
Ces pratiques illustrent la violence symbolique qui frappe encore les femmes, particulièrement celles qui investissent l'espace public pour améliorer le quotidien des citoyens.
À La Réunion comme ailleurs, ces attaques misogynes détournent l'attention des vrais enjeux sociaux et économiques des campagnes électorales.
L'UFR affiche sa solidarité avec les candidates visées et demande de :
- respecter le débat démocratique,
- cesser immédiatement les attaques personnelles et diffamatoires,
- responsabiliser les acteurs politiques et les autorités face à ces dérives,
- condamner toute forme de sexisme.
La démocratie se bâtit sur l'égalité, le respect et la justice, pas sur la haine et l'humiliation.


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