Le député Perceval Gaillard a interpellé la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, sur les conséquences d'un décret concernant les congés de maladie qui pénalise les fonctionnaires de La Réunion. Sa démarche fait suite à la mobilisation des enseignants contre ces mesures qu'ils jugent injustes.
Dans un courrier rendu public, Gaillard s'alarme du décret n°2024-641 du 27 juin 2024 sur les congés maladie des agents de l'État. Ce texte, qui devait améliorer la prévoyance des fonctionnaires, frappe particulièrement les agents ultramarins déjà confrontés à un coût de la vie plus élevé.
Le décret prévoit que les agents en congé de longue maladie ne touchent que 33 % des primes perçues en activité. Gaillard dénonce cette mesure qui, si elle peut profiter aux fonctionnaires de l'Hexagone, crée une inégalité flagrante pour ceux de La Réunion.
Le député rappelle que les indices et majorations de traitement appliqués localement compensent le coût de la vie supérieur à celui de la métropole. En les assimilant à des primes, le décret provoque une chute des revenus de ces agents pendant leur congé maladie.
Gaillard fait valoir que ces fonctionnaires continuent de vivre et de se soigner sur leur territoire pendant leur arrêt. Il dénonce une rupture d'égalité de traitement entre fonctionnaires, que le décret aggrave encore.
Le député étaye son propos avec des chiffres : le coût de la vie dans les territoires ultramarins dépasse de 19 % à 38 % celui de la métropole, avec des hausses qui dépassent 40 % pour certains produits alimentaires à La Réunion.
Au nom de l'égalité des droits, Perceval Gaillard demande que l'indexation et la majoration ne soient plus considérées comme des primes pour les agents exerçant outre-mer. Cette demande intervient alors que les syndicats enseignants dénoncent eux aussi les effets du décret sur les personnels en arrêt maladie.


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