Des élus de La Réunion réclament le retour du « plan ravines », un dispositif qui finançait le nettoyage des berges et des lits. L'État répond avoir débloqué 7 millions d'euros pour épauler les collectivités après le cyclone Garance.
Ce « plan ravines » avait vu le jour après la crise du Chikungunya de 2005-2006. Il finançait des emplois aidés pour entretenir les ravines et freiner la prolifération des moustiques.
La récente flambée de chikungunya a fait 45 morts. Elle a relancé les discussions sur l'abandon de ce dispositif d'entretien régulier, un problème aggravé par le passage du cyclone Garance fin février.
La préfecture justifie l'arrêt du plan : la fin de la crise en 2006 avait conduit à supprimer ce dispositif pourtant apprécié des associations. Les bénéficiaires travaillaient dans des conditions difficiles, sans encadrement professionnel ni formation adaptée. Ces contrats ne convenaient plus.
Face aux demandes de la maire de Saint-Denis Éricka Bareigts et du député Philippe Naillet pour un nouveau « plan ravines », l'ex-ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher avait promis d'intégrer des mesures de sécurisation dans le pacte d'avenir.
Des mesures concrètes ont été prises. Une convention avec la Cinor prévoit le curage des principales ravines de Saint-Denis. Après Garance, l'État a aidé les collectivités à hauteur de plus de 7 millions d'euros via le fonds de reconstruction du pacte d'Avenir. Ces financements ciblent surtout de gros chantiers confiés à des entreprises locales spécialisées.
La DEAL a de son côté investi 1 million d'euros dans le domaine public fluvial. L'accompagnement des collectivités continuera en 2026. Les communes peuvent dès maintenant déposer leurs demandes de subvention.


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