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Le Sénat approuve l'exploitation des hydrocarbures en Outre-mer

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Le Sénat approuve l'exploitation des hydrocarbures en Outre-mer

Le Sénat ouvre la voie à l’exploitation des hydrocarbures dans les Outre-mer


Le 29 janvier, le Sénat a adopté une proposition de loi qui autorise la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures dans les Outre-mer, notamment à Mayotte, en Guyane et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Les sénateurs réunionnais ont soutenu ce texte, à l'exception d'Évelyne Corbière. Mais sans un appui franc du gouvernement et face à l'opposition de la gauche, son passage à l'Assemblée nationale reste incertain.

Ariane Vuilloud, directrice régionale Outre-mer de TotalEnergies, affirme que « rien ne permet de conclure qu'il y a des gisements exploitables en Guyane ». Elle rejoint ainsi Patric Pouyané, directeur général de l'entreprise, qui avait déclaré devant une commission d'enquête que « il n'y a pas de pétrole en France ».

La loi de décembre 2017, portée par Nicolas Hulot, interdisait déjà l'exploitation d'hydrocarbures dans les Outre-mer. Mais cette interdiction avait une portée avant tout symbolique. TotalEnergies avait en effet déjà conclu, bien avant cette loi, que les gisements dans les eaux françaises n'étaient pas rentables.

Le Sénat a voté ce texte par 227 voix contre 105, malgré l'absence de données fiables sur d'éventuels gisements rentables. Cette initiative répond à la demande du sénateur macroniste Georges Patient, qui défend les intérêts de la Guyane. Ce territoire se retrouve entouré de pays qui exploitent leurs ressources naturelles.

Parmi les signataires, les sénateurs réunionnais de droite Stéphane Fouassin et Viviane Malet ont voté pour, ainsi que la sénatrice socialiste Audrey Bélim. Seule Évelyne Corbière, du groupe de gauche, s'est opposée à cette initiative.

Le texte arrive maintenant à l'Assemblée nationale, où les tensions se dessinent déjà au sein du gouvernement. La ministre des Outre-mer, Naima Moutchou, soutient cette mesure. Mais la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s'y oppose fermement. Elle aurait même menacé de démissionner si le Premier ministre, Sébastien Lecornu, donnait son feu vert à la levée de l'interdiction.

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