La maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, refuse la suppression de 90 postes d'enseignants prévue pour la rentrée scolaire 2026 à La Réunion. Cette coupe touche 25 postes dans le premier degré et 65 dans le second degré, et provoque de vives inquiétudes sur l'avenir du système éducatif local.
Dans un communiqué, Bareigts dénonce une mesure qui ignore les spécificités sociales et éducatives de l'île. « La Réunion n'est pas la France hexagonale. Les décisions prises aujourd'hui le sont à distance, sans tenir compte des réalités sociales et éducatives que nous affrontons ici », déclare-t-elle, rappelant le taux de chômage élevé et les inégalités scolaires marquées.
Pour elle, « supprimer des postes, c'est faire le choix d'une dégradation assumée du service public d'éducation ». La situation actuelle est déjà tendue, avec des classes surchargées et des enseignants absents non remplacés.
Malgré l'initiative « École du bonheur » mise en place par la Ville de Saint-Denis pour améliorer le bien-être des élèves, Bareigts rappelle qu'une commune ne peut pas compenser en permanence le désengagement de l'État. Elle demande au gouvernement de revenir sur cette décision.


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