Le sénateur Georges Patient, membre du groupe LREM, propose une loi pour autoriser l'extraction de gaz et de pétrole à Mayotte, en Guyane et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Cette initiative divise, notamment à La Réunion où Viviane Malet et Stéphane Fouassin la soutiennent, tandis qu'Évelyne Corbière et Audrey Bélim émettent des réserves. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s'oppose fermement à cette proposition. Elle craint que la France abîme sa réputation climatique.
La loi Nicolas Hulot de 2017 encadrait l'exploitation des énergies fossiles. Va-t-elle être remise en question ? Le 28 janvier, le Sénat examinera cette proposition qui lève l'interdiction d'extraction dans les Outre-mer. Les entreprises pétrogazières ne se sont pas encore manifestées, mais la pression politique et sociale, notamment en Guyane, change la donne.
Le débat sur l'extraction pétrolière gagne en intensité. Les pays voisins comme le Suriname et la Guyane privilégient les promesses de développement économique face aux considérations environnementales. Dans ce contexte, le groupe socialiste, dont fait partie Audrey Bélim, pourrait s'abstenir lors du vote, poussé par les aspirations des élus ultramarins.
Évelyne Corbière appelle à la prudence. Elle évoque les risques pour les populations concernées et la nécessité de protections adéquates. Elle pourrait ne pas s'opposer à la loi, mais garde des réserves sur son application.
Au sein du gouvernement, les positions divergent. Monique Barbut s'oppose à la loi, tandis que la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, la soutient. Le ministère de l'Économie exprime aussi des doutes. Ces tensions internes révèlent les divisions sur cette question.
La situation de Mayotte, située dans le canal du Mozambique, attire peu d'attention, malgré l'intérêt croissant des entreprises pour l'exploitation gazière. Le collectif Alerte océan Indien s'oppose à la proposition de loi. Il dénonce les problèmes environnementaux liés à l'extraction et aux impacts sur les communautés locales.
Pour la Guyane, des experts évoquent un potentiel d'extraction limité, en raison des vastes espaces protégés. La facture énergétique de la France s'élevait à 57,8 milliards d'euros en 2024, avec une dépendance à 99% aux hydrocarbures importés.


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