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Agriculteurs réunionnais : des revendications fortes à l'État

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Agriculteurs réunionnais : des revendications fortes à l'État

"L'État doit tenir ses engagements" : ce que les agriculteurs vont demander au préfet


Les agriculteurs réunionnais descendent dans la rue ce mardi 27 janvier. Réunis sous la bannière de la Chambre d'agriculture, de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, ils convergent vers la préfecture pour remettre une motion comportant 30 revendications et alerter l'État sur la dégradation de leur situation.

« Nous avons été élus pour représenter le monde agricole, notre voix doit être entendue », déclare Olivier Fontaine, président de la Chambre d'agriculture. Le dirigeant exprime le ras-le-bol de la profession face aux contraintes qui s'accumulent : économiques, climatiques et réglementaires. Pour lui, il faut d'urgence donner des perspectives aux exploitants.

Premier grief : l'État ne tient pas ses promesses. Les agriculteurs veulent qu'il respecte enfin les engagements pris lors de la signature des différents plans agricoles. Ils réclament une protection renforcée des productions locales, particulièrement pendant les périodes de récolte, et des contrôles plus stricts aux frontières. Leur projet : créer une brigade spécialisée et un laboratoire accrédité pour analyser les produits qui arrivent sur l'île.

Les professionnels veulent aussi que la restauration collective valorise davantage la production locale. Ils rejettent l'accord UE-Mercosur et exigent des clauses de sauvegarde. Autre bataille : le soutien aux produits réunionnais, notamment le rhum local, avec le retrait d'une surtaxe en préparation.

La motion préconise l'organisation du stockage et de l'écoulement des productions locales grâce à une Société d'économie mixte (SEM) qui gérerait les denrées alimentaires. L'objectif : stabiliser les marchés et renforcer l'autonomie alimentaire de l'île.

Les revendications touchent aussi des secteurs spécifiques : canne à sucre, volaille et cultures d'exportation. Les agriculteurs demandent par ailleurs une simplification des démarches administratives, la reconnaissance des usages phytosanitaires et un coup de pouce pour l'aménagement de retenues d'eau.

Olivier Fontaine ne mâche pas ses mots : « Nous attendons des réponses rapides, sinon la situation pourrait évoluer. » La loi d'urgence agricole annoncée par le ministre Sébastien Lecornu pourrait constituer un cadre pour traiter ces demandes.

Mots clés : Agriculture Syndicalisme

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