Les États-Unis ont pris le contrôle de la transition politique au Venezuela après l'arrestation de Nicolás Maduro, aujourd'hui incarcéré à New York. Cette situation bouleverse l'équilibre géopolitique régional et mélange tensions institutionnelles à Caracas, appétits pétroliers américains et affrontements diplomatiques.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États-Unis ont déclenché l'opération militaire « Absolute Resolve », leur plus importante intervention en Amérique latine depuis 1990. Des bombardements ont visé les installations militaires autour de Caracas, puis les forces spéciales sont entrées en action. Nicolás Maduro et son épouse ont été arrêtés au palais présidentiel avant d'être transférés sur un navire américain au large des côtes.
Maduro a ensuite été extradé vers les États-Unis et écroué au Metropolitan Detention Center de Brooklyn, une prison fédérale de haute sécurité. Il comparaîtra bientôt devant un tribunal fédéral - du jamais vu pour un chef d'État en exercice.
Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis « dirigeraient » temporairement le Venezuela pour organiser une transition politique « sûre et appropriée ». Washington reste vague sur les modalités de cette administration provisoire, mais n'exclut pas de nouvelles interventions militaires en cas d'échec du processus.
Trump a aussi promis l'arrivée prochaine de grandes compagnies pétrolières américaines pour relancer la production vénézuélienne. Ces déclarations alimentent les accusations d'une intervention motivée par l'accès aux immenses réserves pétrolières du pays.
À Caracas, la Cour suprême a désigné Delcy Rodríguez, la vice-présidente, pour assurer l'intérim. Elle a qualifié l'absence de Maduro de « temporaire », une manœuvre qui permet au camp chaviste de conserver le pouvoir sans organiser d'élections anticipées. Rodríguez a rejeté catégoriquement toute ingérence étrangère et réaffirmé que les ressources nationales devaient servir au développement du pays.
L'opposition réclame un changement de pouvoir immédiat. María Corina Machado, figure de l'opposition et prix Nobel de la paix 2025, milite pour l'investiture d'Edmundo González Urrutia, qu'elle présente comme le véritable vainqueur de l'élection présidentielle de juillet 2024. Plusieurs pays occidentaux, dont la France, reconnaissent González comme président légitime. Emmanuel Macron a salué la fin de la « dictature » de Maduro et réclamé une transition démocratique rapide.
Le Venezuela traverse une crise politique majeure. L'emprisonnement de son ancien président, les luttes de pouvoir internes et la pression internationale croissante plongent le pays dans l'incertitude. La transition pilotée par Washington, que conteste le régime en place, fait craindre une escalade politique et militaire aux répercussions régionales.


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !