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Réactions mondiales à la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis

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Réactions mondiales à la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis

L'arrestation de Nicolás Maduro par les forces américaines dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 a provoqué une onde de choc mondiale. Cette opération divise la communauté internationale entre soutiens affichés, réserves diplomatiques et condamnations virulentes.

L'Argentine de Javier Milei figure parmi les premiers pays à avoir applaudi l'intervention américaine, y voyant la « fin d'une dictature atroce ». Le président argentin a remercié Donald Trump et présente cette action comme une victoire contre le « narcoterrorisme d'État ».

L'Italie affiche un soutien plus mesuré. Giorgia Meloni considère l'intervention comme potentiellement « défensive », malgré son opposition habituelle aux changements de régime imposés de l'extérieur. La cheffe du gouvernement justifie sa position par la nécessité de lutter contre le narcotrafic encouragé par Caracas.

Israël a aussi approuvé l'opération, renforçant son alliance avec Washington et confirmant son hostilité au régime chaviste, qu'il considère comme un allié de l'Iran.

L'Europe se montre plus divisée. Emmanuel Macron s'est félicité de la chute de Maduro et plaide pour une transition démocratique sous Edmundo González Urrutia, qu'il reconnaît comme président légitime. Paris évite toutefois de condamner explicitement l'intervention militaire, ce qui lui vaut des critiques de l'opposition.

Keir Starmer affiche la prudence britannique : le Royaume-Uni rappelle qu'il n'a pas participé à l'opération, tout en confirmant son opposition de longue date au régime de Maduro. L'Allemagne critique le pouvoir chaviste mais s'interroge sur les implications juridiques de l'intervention. L'Espagne, qui héberge González Urrutia, refuse de cautionner une action qui viole selon elle le droit international et propose une médiation diplomatique.

En Amérique latine, la plupart des gouvernements de gauche dénoncent l'intervention. Luiz Inácio Lula da Silva juge l'opération comme un « dépassement des limites de l'acceptable ». Gustavo Petro a ordonné un déploiement militaire à la frontière vénézuélienne, anticipant une crise humanitaire.

Le Mexique de Claudia Sheinbaum invoque la Charte de l'ONU pour dénoncer une violation de la souveraineté nationale. Cuba, fidèle allié de Caracas, dénonce un « terrorisme d'État » et réclame une réaction urgente de la communauté internationale.

La Russie qualifie l'opération d'« agression armée » contre un État souverain. La Chine exprime son « profond choc » face à ce qu'elle appelle un comportement hégémonique des États-Unis et exige la libération immédiate de Maduro.

António Guterres, secrétaire général des Nations unies, redoute un « dangereux précédent » et appelle au respect du droit international ainsi qu'à un dialogue inclusif. Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité aura lieu dans les prochains jours.

Cette crise révèle une fracture entre les défenseurs de la souveraineté des États et ceux qui acceptent l'intervention unilatérale américaine. Un clivage qui pourrait redessiner durablement les équilibres géopolitiques mondiaux.

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