L'année 2025 a confronté La Réunion à une succession de défis démographiques, climatiques, sanitaires et sociaux. Retour sur les événements qui ont marqué cette période difficile.
Janvier : Baisse de la natalité
2025 débute avec une chute brutale de la natalité. En 2024, l'île a enregistré 11 820 naissances, soit 1 050 de moins qu'en 2023, un niveau jamais atteint depuis les années 1980. Dans le même temps, les décès augmentent et atteignent 5 820, en hausse de 5,7 % par rapport à l'année précédente. Ce déséquilibre démographique se traduit par un vieillissement accéléré de la population, avec 56 personnes de plus de 65 ans pour 100 jeunes de moins de 20 ans.
Février : Le cyclone Garance
Le 28 février, le cyclone Garance frappe La Réunion avec des rafales dépassant 200 km/h. L'île subit des dégâts considérables : 170 000 foyers sont privés d'électricité et de nombreux territoires, comme Cilaos, sont isolés. Le cyclone fait cinq morts et provoque des pertes économiques importantes dans l'agriculture et le tourisme.
Mars : Épidémie de chikungunya
Après le cyclone, l'épidémie de chikungunya explose. L'année 2025 compte plus de 54 500 cas confirmés, avec un pic en mars. Les hôpitaux sont débordés, et 45 décès sont liés à cette maladie, qui frappe surtout les personnes vulnérables.
Avril : Controverse autour du vaccin Ixchiq
Le vaccin contre le chikungunya, déployé en avril, provoque des inquiétudes après des effets indésirables graves chez des seniors. La polémique pousse les autorités à exclure les plus de 65 ans de la campagne vaccinale, ce qui nourrit les tensions dans la population.
Mai : Rapport sur l'alcoolisme
Un rapport alarmant sur l'alcoolisme révèle que 400 à 450 décès par an sont liés à la consommation d'alcool. Ce fléau, moins visible que d'autres, provoque des dégâts sanitaires considérables et relance le débat public sur la fiscalité et le lobbying dans le secteur.
Juin : Violence intrafamiliale reconnue
Les Assises départementales des violences intrafamiliales révèlent l'ampleur du phénomène, avec plus de 11 000 victimes recensées en 2022. Les enfants exposés à ces violences sont désormais considérés comme co-victimes, et un plan d'action est lancé pour mieux traiter cette problématique.
Juillet : Crise du logement
La multiplication des locations meublées aggrave la crise du logement à La Réunion et réduit l'offre pour les ménages modestes. Le gouvernement envisage de limiter les avantages fiscaux liés à ces locations, ce qui suscite des débats sur l'impact sur l'économie locale.
Août : Crise éducative
La rentrée scolaire révèle une crise de l'inclusion scolaire, qui prive de nombreux enfants handicapés d'un accès normal à l'éducation. Cette situation s'accompagne d'une pénurie d'enseignants et d'une baisse des résultats scolaires.
Septembre : Mobilisation contre l'austérité
Le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre appelle à s'opposer aux mesures d'austérité du gouvernement. Malgré une mobilisation symbolique, l'impact reste limité sur le terrain, avec des blocages qui n'ont finalement pas eu lieu.
Octobre : Grève des taxis
Une grève des taxis éclate en réaction à une baisse drastique des tarifs imposée par une nouvelle convention de transport sanitaire. Les professionnels manifestent leur colère face à cette décision qui menace leur activité.
Novembre : Début de la sécheresse
Des coupures d'eau nocturnes apparaissent à Saint-André et marquent le début d'une crise hydrique à La Réunion. Les restrictions s'étendent rapidement et révèlent la gravité de la situation.
Décembre : Activité volcanique au Piton de la Fournaise
Le Piton de la Fournaise montre des signes d'activité avec une forte crise sismique, qui déclenche des alertes mais sans éruption. Une avancée scientifique, la méthode "Jerk", offre de nouvelles perspectives pour surveiller les volcans.


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