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Gard'Kaz : la garde d'animaux entre particuliers débarque dans les Outre-mer

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Gard'Kaz : la garde d'animaux entre particuliers débarque dans les Outre-mer

Gard’Kaz veut répondre au manque de solutions pour faire garder les animaux - Crédit le journal de mayotte


Athénaïs Ozée lance Gard'Kaz, une plateforme de garde d'animaux entre particuliers, dont l'ouverture officielle est prévue le 20 août 2026. Le principe : le propriétaire met son logement à disposition d'un gardien, qui s'y installe pendant son absence et prend soin des animaux en échange de l'hébergement.

L'idée part d'un constat simple. À Mayotte, il n'existe ni pension animalière ni service professionnel de pet-sitting. Les propriétaires d'animaux doivent se débrouiller avec leur entourage, et quand cette option fait défaut, partir en vacances devient un vrai problème. Dans les autres territoires ultramarins, les pensions sont rares et saturées en période de congés, à des tarifs élevés. « Comptez en moyenne 15 euros par jour pour un chat et 30 euros pour un chien, soit plus de 1 000 euros pour trois animaux pendant quinze jours », indique la fondatrice.

Gard'Kaz propose un modèle moins coûteux. Publier une annonce ou candidater est gratuit. Les frais ne sont dus qu'en cas d'approbation : « Propriétaire et gardien s'acquittent chacun de 25 euros de frais de service, auxquels s'ajoutent les charges liées au séjour pour le gardien. »

Athénaïs Ozée, professeure en lycée, pratique elle-même la garde chez des particuliers depuis 2020, notamment à La Réunion, où elle s'est occupée d'une vingtaine d'animaux. C'est cette expérience qui l'a amenée à observer les limites du système informel existant, principalement via des groupes Facebook. Le fonctionnement y était souple, mais peu sécurisé. Elle dit avoir reçu des témoignages d'annulations, d'animaux négligés, de logements salis ou de personnes non autorisées invitées sur place. « Sur Facebook, quand les personnes ont été gardiens et qu'elles se sont mal comportées, elles changent de pseudo, de photo et du coup on ne va même pas pouvoir les bannir des groupes », explique-t-elle.

La plateforme conserve le principe de l'échange, mais y ajoute un cadre : vérification d'identité, entretien vidéo avec l'équipe, contrat, caution et état des lieux d'entrée et de sortie. Le propriétaire renseigne également les habitudes de son animal, son caractère et ses besoins, pour que le gardien sache précisément à quoi s'attendre. « Les animaux restent dans leur cocon. Ils comprennent qu'ils ne sont pas abandonnés par leur maître et finalement ça change tout », dit Athénaïs Ozée.

À Mayotte, la pratique reste marginale. « Il y a genre 10 à 15 annonces dans l'année, c'est ridicule par rapport à La Réunion où c'est très développé ! », relève la fondatrice. Au moment de la publication, la plateforme compte une soixantaine d'utilisateurs inscrits et une dizaine d'annonces : trois à La Réunion, deux à Mayotte, deux en Martinique et deux en Guyane. Athénaïs Ozée envisage une extension en métropole à partir de 2027, mais veut d'abord concentrer ses efforts sur les Outre-mer, qu'elle considère comme les territoires où les solutions de garde sont les plus limitées. Elle évoque aussi un effet indirect possible sur les adoptions, dans un contexte où Mayotte fait face à un nombre important de chiens et chats errants : « Si ça peut pousser justement à davantage d'adoptions, ce serait formidable. »

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