Les lignes Citalis desservant les Camélias et Primat ont repris leur itinéraire habituel à partir du mardi 28 juillet à 17h30. Les déviations avaient été mises en place après des actes de caillassage dans ces deux secteurs.
Six lignes étaient concernées : les 11, 26, 27, 27A, 31 et 33. Tous les arrêts suspendus pendant cette période sont désormais de nouveau desservis aux horaires normaux.
La Sodiparc explique avoir pris cette décision après une évaluation de la situation menée avec les autorités compétentes. L'opérateur indique rester mobilisé pour garantir la continuité du service dans de bonnes conditions de sécurité, et remercie les voyageurs pour leur patience.


7 commentaires
Cette semaine j'ai pris au moins cinq clients des Camélias qui m'ont dit la même chose : ils appellent le taxi parce que le bus passe plus, et derrière ils m'expliquent que c'est à cause des caillassages. Un monsieur m'a dit hier soir que lui ça lui fait 25 euros aller-retour pour aller au boulot, forcément ça enrage. Moi je prends leur argent, je mens pas, mais c'est pas normal que ce soit les usagers qui paient pour ces bêtises-là.
@Mémé Marthe, tu as bien raison ma chère. Moi j'ai des rendez-vous médicaux à Saint-Denis deux fois par mois, et ces derniers jours j'attendais des nouvelles de ma fille pour savoir si elle pouvait m'emmener en voiture. Le bus c'est mon indépendance, sans ça je suis coincée au Tampon. Ce qui me fait de la peine c'est que ce sont les plus fragiles qui paient, les personnes âgées, les mamans avec leurs marmaille qui vont à l'école, ceux qui n'ont pas de voiture. Les jeunes qui caillassent, ils pensent pas à tout ça.
Rétablissement des lignes, ok, mais Citalis communique vraiment trop peu en temps réel sur les réseaux. Pendant la période de déviation, les infos c'était le flou total.
Mes clientes des Camélias m'ont dit qu'elles venaient plus au magasin ces derniers jours, le bus ne passait plus à l'arrêt habituel et elles ne voulaient pas marcher. Contente que ça reprenne, parce que moin lé pas en mesure de perdre encore du chiffre ce mois-ci.
La vraie question que personne ne pose, c'est le coût économique réel de ces déviations. Combien de jours de service dégradé, combien d'usagers qui ont renoncé à prendre le bus et se sont rabattus sur la voiture ? Le service public de transport a une valeur économique pour tout un territoire, et chaque perturbation laisse des traces bien au-delà du simple incident.
Il serait utile de préciser que la Sodiparc, en tant que délégataire de service public, n'a pas simplement le choix de suspendre ou rétablir un itinéraire à sa discrétion. Cette décision engage aussi la collectivité concédante. La mention "évaluation menée avec les autorités compétentes" est donc une précaution de communication qui mérite d'être lue comme telle.
Du temps où les gens respectaient le bus, y'avait pas ces histoires-là. On attend que ça soit cassé pour se réveiller, c'est toujours pareil dans ce péi-la.