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Guito Narayanin condamné à 5 ans ferme en appel à Mayotte

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Guito Narayanin condamné à 5 ans ferme en appel à Mayotte

Théophane « Guito » Narayanin condamné en appel à cinq ans de prison ferme et écroué - Crédit Zinfos974 - Faits Divers


La chambre d'appel de Mayotte a condamné vendredi 10 juillet 2026 Théophane « Guito » Narayanin à cinq ans d'emprisonnement ferme, avec mandat de dépôt à l'audience. Le chef d'entreprise réunionnais, patron d'IBS, a également été condamné à 75 000 euros d'amende.

Les faits remontent au 9 septembre 2015. Selon l'accusation, Narayanin avait commandité l'agression d'une avocate avec laquelle il était en conflit dans le cadre d'un litige foncier portant sur la vente d'un terrain accueillant une carrière, à Mamoudzou. Quatre hommes avaient été dépêchés pour s'en prendre à elle. Le commando s'était trompé de cible : c'est une jeune avocate du même cabinet, étrangère au différend, qui avait été violemment agressée et blessée au visage.

La décision du 10 juillet intervient trois mois après la remise en liberté de l'entrepreneur. Le 9 avril, la cour d'appel de Mamoudzou avait ordonné sa libération sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel. Il était alors détenu à la prison de Domenjod depuis le 13 février, où il devait purger la peine de cinq ans ferme prononcée en première instance en janvier 2026. Sa liberté provisoire était assortie d'une obligation de pointage hebdomadaire à la gendarmerie et d'une interdiction de quitter La Réunion.

Avant cette incarcération, Narayanin avait déjà passé près de quatre mois en détention provisoire à la maison d'arrêt de Majicavo, entre décembre 2016 et avril 2017. La condamnation prononcée vendredi en appel confirme celle du tribunal de première instance et le renvoie derrière les barreaux.

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7 commentaires

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J
Jean-Marc 11/07/2026 à 09:14

Dans le BTP à La Réunion, on croise des profils comme ça sur les chantiers, des gros bonnets des carrières qui croient que tout s'achète. J'ai vu des litiges fonciers qui auraient pu mal tourner, heureusement jamais à ce niveau-là. Cinq ans confirmés en appel, le tribunal a pas flanché, c'est au moins ça.

P
PtiBatik 11/07/2026 à 08:23

Ce qui me touche dans cette histoire, c'est cette image, une femme agressée par erreur, une innocente qui se retrouve blessée au visage à la place d'une autre. Le visage, c'est ce qu'on montre au monde, ce qu'on expose. Y'a quelque chose de particulièrement violent là-dedans, symboliquement. La justice a tranché, deux fois la même sentence. Il faut espérer que ça serve à quelque chose.

D
David 11/07/2026 à 07:36

@Rafiki, tu mets le doigt sur quelque chose. Moi j'ai mon restaurant à Saint-Leu, j'accueille des touristes toute l'année, et crois-moi les gens lisent les infos avant de venir. Ce genre d'affaire, des violences commanditées, des histoires de terrain qui tournent au règlement de comptes, ça colle une image qu'on passe des années à effacer. La Réunion c'est le lagon, c'est la rando, c'est la table créole, pas ça.

B
Boug du Lagon 11/07/2026 à 06:19

Un litige sur une carrière à Mamoudzou qui finit comme ça. Les extractions, les conflits de terrain, les intérêts économiques qui dégénèrent, on voit des logiques similaires partout où les ressources naturelles sont en jeu. La justice a tranché, c'est bien. Mais la carrière, elle, tourne probablement encore.

R
Rafiki 11/07/2026 à 06:14

Je guide des groupes à Mafate, à Cilaos, des gens qui viennent chercher quelque chose de propre, de vrai. Quand ce genre d'affaire sort, avec des carrières, des litiges fonciers, des violences commanditées, on se demande ce qu'on laisse comme péi aux générations d'après. C'est pas le même cirque, mais c'est le même territoire.

T
Tom Bib 11/07/2026 à 06:07

Il y a quelque chose de troublant dans cette affaire, au-delà du verdict. Une avocate agressée à la place d'une autre, par une erreur du commando, c'est le genre de fait divers qui pourrait sortir d'un roman noir de Jean-Claude Izzo ou de Yasmina Khadra. Sauf que là c'est réel, et que la victime a porté les séquelles d'un conflit dans lequel elle n'avait aucune part. La condamnation est là, mais on pense rarement à ce qu'elle laisse derrière elle pour ceux qui ont été touchés sans raison.

B
Bichik 11/07/2026 à 06:04

On suit cette affaire depuis des années. Cinq ans confirmés en appel, la justice a dit deux fois la même chose.