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Grève à l'aéroport de Mayotte : la direction nie toute rupture du dialogue

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Grève à l'aéroport de Mayotte : la direction nie toute rupture du dialogue

« Le dialogue social n’a jamais été rompu » : la direction de l’aéroport de Mayotte répond aux syndicats avant la grève - Crédit le journal de mayotte


Thomas Bertin, directeur de l'aéroport de Mayotte exploité par EDEIS, a rejeté les accusations de rupture du dialogue social formulées par l'intersyndicale, alors qu'un préavis de grève illimitée doit entrer en vigueur le samedi 13 juin.

La direction a posé deux rendez-vous dans l'agenda : une réunion du comité social et économique (CSE) le 10 juin, et l'ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO) le 17 juin. « L'agenda social a deux cadres d'échange, ce qui permet d'aborder les différents sujets qui ont été soulevés par les syndicats », explique Thomas Bertin, qui rappelle que le CSE se réunit chaque mois et que « le dialogue social au sein d'EDEIS se poursuit sans difficultés avec nos instances représentatives ».

L'intersyndicale maintient sa position. Elle réclame une augmentation générale des salaires de 10 % et une prime annuelle de 4 000 euros, et dénonce un dialogue qu'elle estime rompu. Thomas Bertin reconnaît que « l'intersyndicale est plus large que la simple entreprise EDEIS-aéroport de Mayotte », mais refuse de parler de rupture. « Le dialogue social n'a jamais été rompu au sein de l'aéroport de Mayotte et au sein de l'entreprise EDEIS », insiste-t-il.

La direction dit vouloir éviter tout blocage à l'approche de la haute saison. « On espère tous éviter cette phase de blocage. Le dialogue est maintenu et nos équipes demeurent pleinement mobilisées pour assurer le bon fonctionnement de l'aéroport de Mayotte et répondre à nos usagers à l'approche du pic d'activité qui commence très prochainement », déclare le directeur. Sur un éventuel recours à des renforts extérieurs en cas de grève, Thomas Bertin n'a pas souhaité répondre.

Le conflit s'inscrit par ailleurs dans un contexte de travaux post-cyclone. Un an et demi après le passage de Chido, le 14 décembre 2024, des opérations de remise en état se poursuivent sur la plateforme. « Il y a des travaux qui sont en cours pour réparer les conséquences de Chido », confirme le directeur, sans préciser les zones ni le calendrier. « Il y a des choses qui se verront d'ici la fin de l'année 2026 sur la réparation post-Chido, et des choses qui se poursuivront plus tard », ajoute-t-il. L'intersyndicale n'a pas annoncé de retrait de son appel à la grève.

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