La Poste de Mayotte et Transdev Mayotte ont signé une convention de partenariat autour de la billetterie du réseau de transport M'Safara. Concrètement, l'accord prévoit l'installation de distributeurs automatiques de titres à proximité de plusieurs bureaux de poste de l'île.
Ces appareils permettront d'acheter en libre-service des titres de bus et de barge, sans passer par un guichet. Trois sites sont concernés : les bureaux de poste de Passamaïnty, de Dzoumogne et de Dzaoudzi-Labattoir. La mise en service n'a pas encore été datée précisément.
Le dispositif mise sur le réseau de proximité de La Poste pour rendre la billetterie M'Safara plus accessible aux habitants de l'île.


9 commentaires
Comme dit Rafiki, on aimerait voir ce genre de logique ici aussi. Mais pour Mayotte, c'est une vraie bonne nouvelle concrète : les gens qui s'occupent des enfants, des anciens, ils ont pas forcément le temps ni le smartphone pour tout faire en ligne. Un distributeur dans le bureau de poste, ça c'est une solution qui parle à tout le monde.
Ici à Cilaos on connaît bien ce que c'est de devoir descendre à la ville pour un simple papier ou un ticket. Les gens de Mayotte doivent ressentir la même chose, quand on est loin de tout chaque trajet pour rien compte double. Mettre les distributeurs dans les bureaux de poste, c'est une bonne idée parce que la poste c'est un endroit que tout le monde connaît, même les anciens. J'espère juste que les machines seront simples à utiliser, parce que tout le monde n'a pas l'habitude de ces appareils.
Mon beau-frère est à Mayotte depuis deux ans et il me disait justement la semaine dernière qu'aller chercher un billet c'est toute une expédition. Mettre des distributeurs dans les bureaux de poste c'est malin, tout le monde y passe à un moment ou un autre, pour un colis, pour un courrier. Les gens ki travay loin de leur quartier vont enfin pouvoir anticiper avant de prendre le bus.
J'ai des clients qui bossent à Dzaoudzi qui m'ont raconté que le plus dur c'est pas de payer le billet, c'est de savoir où le payer. Alors si les bureaux de poste servent de point de vente, c'est déjà un vrai pas en avant. Après, comme dit Jean-Marc, tant que c'est pas en service on peut rien dire. J'en ai vu des partenariats annoncés avec fanfare qui dorment encore dans un tiroir deux ans plus tard.
@Alex, ta question est intéressante et j'avoue que je me suis posé la même chose en lisant l'article. Dans mon master on nous parle souvent de "lean startup" et d'aller vers des solutions légères avant de déployer du hardware coûteux. Est-ce qu'il y a eu une étude sur le taux de bancarisation ou d'équipement smartphone à Mayotte avant de choisir le distributeur physique ? Parce que si une partie de la population n'a pas accès au paiement mobile, ça change complètement la donne et le choix devient logique.
Court mais honnête : si ça aide les habitants de Mayotte à se déplacer sans voiture, c'est toujours bon pour l'environnement.
La billetterie physique via distributeur automatique en 2024, c'est un choix assumé ou une contrainte ? Parce que déployer du hardware dans trois points fixes, ça implique maintenance, pannes, réassort. Une appli mobile ou même une solution QR code aurait peut-être eu plus de sens à l'échelle d'une île. Je ne dis pas que c'est mauvais, mais l'article ne donne aucun élément sur pourquoi ce modèle plutôt qu'un autre.
Bonne chose sur le principe, mais ils disent eux-mêmes que la mise en service n'est pas encore datée. Dans le BTP on appelle ça une convention de communication avant une convention de travail. J'espère que ça ne traîne pas des années avant que les machines soient vraiment opérationnelles sur le terrain.
Bonne initiative pour Mayotte, même si on est loin de La Réunion. L'idée de s'appuyer sur les bureaux de poste existants pour diffuser la billetterie, c'est exactement ce type de logique de réseau de proximité qu'on aimerait voir appliqué ici pour les accès aux sites naturels. Quand on guide des randonneurs vers des endroits éloignés, l'accessibilité des transports c'est souvent le premier frein que les gens évoquent.