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Harcèlement moral à Saint-Paul : les trois prévenus relaxés

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Harcèlement moral à Saint-Paul : les trois prévenus relaxés

Harcèlement moral présumé à la mairie de Saint-Paul : les trois prévenus relaxés - Crédit Zinfos974 - Faits Divers


Le tribunal judiciaire de Saint-Denis a relaxé mercredi 22 juillet 2026 les trois prévenus dans l'affaire de harcèlement moral présumé à la mairie de Saint-Paul. L'ancienne directrice générale des services Valérie Picard, le deuxième adjoint Sébastien Guyon et le directeur de cabinet du maire Mustapha Omarjee sont tous sortis libres de l'audience.

Le parquet avait pourtant requis six mois d'emprisonnement avec sursis contre Valérie Picard, poursuivie pour harcèlement moral. Sébastien Guyon et Mustapha Omarjee, renvoyés pour complicité, encouraient chacun trois mois avec sursis.

L'affaire remontait à un signalement effectué en 2022 par l'ancien premier adjoint de Saint-Paul, Tristan Floriant, sur le fondement de l'article 40 du Code de procédure pénale. Une ancienne directrice générale adjointe, notamment en charge des ressources humaines, avait dénoncé une mise à l'écart progressive, des humiliations répétées et un management qu'elle jugeait toxique. Elle avait finalement mis fin à son détachement pour réintégrer les services de la préfecture.

Durant l'enquête, Valérie Picard avait soutenu avoir agi sur instruction de la hiérarchie politique. Elle affirmait avoir reçu l'ordre de retirer certaines responsabilités à l'ex-directrice générale adjointe, une décision prise, selon elle, par le maire Emmanuel Séraphin, Sébastien Guyon et Mustapha Omarjee. Ces deux derniers avaient vigoureusement contesté cette version. Omarjee niait toute implication et qualifiait les accusations de mensongères. Guyon assurait n'avoir jamais pris part à une quelconque stratégie d'éviction.

L'enquête avait tout de même recueilli des témoignages décrivant une ambiance dégradée au sein de la direction des ressources humaines : des recadrages vécus comme humiliants, des agents en souffrance. Un courrier du médecin du travail, adressé début 2022, faisait état de risques psychosociaux et d'une « souffrance majeure et généralisée » dans le service.

Entendu en audition libre, le maire Emmanuel Séraphin avait indiqué n'avoir pris connaissance des difficultés traversées par la direction des ressources humaines qu'à l'été 2022, au moment de la démission de plusieurs cadres. Il avait alors défendu ses collaborateurs mis en cause.

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6 commentaires

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L
Lulu 22/07/2026 à 13:08

Moi j'ai une cliente qui bossait à la mairie, elle m'a jamais dit où exactement, mais elle venait manger chez moi le midi et des fois elle avait les larmes aux yeux. On parlait de rien, elle commandait son cari et elle repartait. Aujourd'hui elle est plus là, elle a changé de vie. La souffrance au travail c'est pas un truc abstrait, lé pa fasil à porter ça tous les jours, et un jugement qui relaxe tout le monde ça efface pas ce qu'elle m'a montré sur son visage pendant des mois.

B
Boug du Lagon 22/07/2026 à 12:37

@Patrick974, exactement, comme dans n'importe quelle structure où la responsabilité se noie entre les étages. En bout de chaîne c'est toujours les petits qui prennent l'eau.

Z
Zilo 22/07/2026 à 12:20

Franchement ce genre d'affaire ça ressemble à un bug système où personne ne veut assumer le rôle d'admin. Picard dit qu'elle exécutait des ordres, les autres nient, le maire dit qu'il a rien vu venir. Le tribunal a pas pu prouver qui tenait vraiment les commandes, donc tout le monde est relaxé. Sauf que les agents qui ont vécu ça, eux, ils ont pas eu de rollback.

K
Kelly 22/07/2026 à 11:10

Un courrier du médecin du travail qui parle de souffrance majeure et généralisée, ça ne se conteste pas, ça se traite en urgence. Le fait que personne ne soit condamné pénalement, ça ne change rien à ce que ces agents ont vécu au quotidien. Dans n'importe quelle PME, i fo pas attendre une mise en cause pénale pour réagir quand les risques psychosociaux sont documentés noir sur blanc.

P
Patrick974 22/07/2026 à 11:08

Ce qui m'interpelle dans cette affaire, c'est la mécanique classique du bouc émissaire institutionnel. Picard dit qu'elle agissait sur instruction, Guyon et Omarjee nient, Séraphin dit qu'il n'était pas au courant. Tout le monde se retrouve hors de cause, mais le médecin du travail lui avait bien documenté une souffrance majeure dès début 2022. Qui alors était aux commandes de ce management ? La relaxe répond à une question juridique, pas à la question de fond sur la gouvernance de cette collectivité.

R
Roselyne 22/07/2026 à 11:04

Dans les hauts on entend parler de ces histoires-là, des gens qui souffrent dans leur travail sans que personne ne les écoute. La relaxe ça veut pas dire que la souffrance était inventée, ça veut juste dire que le droit n'a pas trouvé de quoi condamner. C'est pas pareil.