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Rapport Rougé : le programme Posei défendu pour la PAC 2028-2034

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Rapport Rougé : le programme Posei défendu pour la PAC 2028-2034

Un premier vote favorable au Posei à Bruxelles ? Pourquoi le RN salue "une victoire" pour les agriculteurs - Crédit Zinfos974 - Société


Le député européen André Rougé (Rassemblement national, groupe Patriotes pour l'Europe) a annoncé mercredi 15 juillet l'adoption de son rapport pour avis par la commission du développement régional du Parlement européen. Ce texte porte sur le soutien de l'Union européenne à la future politique agricole commune (PAC) pour la période 2028-2034.

Le rapport défend le maintien d'une PAC distincte et la sanctuarisation du programme Posei, qui finance les filières agricoles des régions ultrapériphériques dont La Réunion. Son auteur demande également une augmentation des moyens financiers alloués à ces dispositifs.

Ce vote s'inscrit dans un contexte tendu : la Commission européenne envisage de regrouper plusieurs politiques de l'Union, dont l'agriculture et la cohésion, au sein du prochain cadre financier pluriannuel. André Rougé présente son rapport comme un outil de défense de la souveraineté agricole et des spécificités des territoires ultramarins.

Le texte sera transmis à la commission de l'agriculture du Parlement européen, qui l'examinera dans le cadre des discussions sur les orientations de la prochaine PAC.

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8 commentaires

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N
Nadine Saint-Louis 16/07/2026 à 08:17

J'avoue que la PAC et le Posei c'est pas mon domaine, moi je gère ma boutique au jour le jour. Mais ce matin une cliente qui tient un petit étal de légumes au marché m'a parlé de ça, elle avait l'air soulagée que quelqu'un défende leurs filières à Bruxelles. Quand les producteurs vont mal, les commerces de proximité autour ressentent aussi, les gens achètent moins.

Y
Yannick P 16/07/2026 à 07:42

@Zilo, t'as mis le doigt sur quelque chose. Quand tu regardes comment les flux agricoles sortent de La Réunion vers Maurice ou Mayotte, la moindre instabilité dans les financements ça se répercute direct sur les volumes et les tarifs de fret. J'ai vu des conteneurs de rhum et de vanille stagner faute de viabilité commerciale. Si le Posei est dilué dans un grand pot commun avec la PAC continentale, les filières locales vont perdre leur lisibilité, et derrière c'est toute la chaîne logistique qui trinque.

S
Sandrine 16/07/2026 à 07:18

Ce serait utile que l'article précise les montants actuels du Posei pour La Réunion, histoire de comprendre ce que représente concrètement une éventuelle augmentation. On parle souvent de défendre le dispositif sans rappeler que l'enveloppe RUP pèse environ 278 millions d'euros par an pour l'ensemble des régions ultrapériphériques françaises. Sans ces chiffres, le débat reste un peu flottant.

T
TataYoyo 16/07/2026 à 07:00

@PtiBatik, wi, tu as bien raison. Moi j'ai vu des générations cultiver la canne sous le soleil du Tampon, et les domoun travaillaient dur pour pas grand chose, mais au moins il y avait quelque chose à défendre. Faut pas qu'on perde ça maintenant que nos enfants ont des aides.

R
Rafiki 16/07/2026 à 06:35

Quand on passe des heures à marcher avec des visiteurs dans Mafate ou Cilaos, ils posent souvent des questions sur ce qu'ils voient pousser autour des îlets, les vergers, les petites cultures en terrasse. Le Posei c'est aussi ce qui permet à ces paysages de rester vivants, pas juste beaux pour les cartes postales. Si on laisse fondre ces financements dans un grand pot bruxellois, je me demande ce qu'il restera à montrer dans vingt ans.

N
Naïma94 16/07/2026 à 05:10

Bel article.

Z
Zilo 16/07/2026 à 05:07

Honnêtement j'y connais rien à la PAC mais si la Commission veut merger plein de politiques différentes dans un seul gros budget, ça sent le bug à grande échelle. Les RUP vont se faire écraser par les lobbies agricoles du continent, c'est mathématique.

P
PtiBatik 16/07/2026 à 05:03

Ce qui me touche dans ce rapport, c'est que pour une fois on parle de protéger ce qui est propre à nos territoires, nos filières, nos façons de produire. La canne, la vanille, le géranium, c'est pas que de l'agriculture, c'est des couleurs, des identités, du vivant. Si Bruxelles efface tout ça dans un grand tableau uniforme, on perd bien plus que des subventions. Le Posei i fo le garder, et même le renforcer.