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Le Département réclame la gestion du FEADER pour 2028-2034

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Le Département réclame la gestion du FEADER pour 2028-2034

Agriculture : le Département veut conserver la gestion du FEADER et défendre les exploitations familiales - Crédit Zinfos974 - Société


Le Conseil départemental a adopté deux motions mercredi 15 juillet, en commission permanente, sur l'agriculture réunionnaise. La première réclame le maintien de la compétence agricole et de la gestion du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) pour la programmation 2028-2034. La seconde demande une adaptation de la réforme du statut de conjoint collaborateur agricole aux réalités locales.

Sur le FEADER, les élus font valoir que le Département exerce cette compétence depuis 2005 et affiche un taux d'exécution de 99,3 % sur la programmation 2014-2022. Ils se considèrent suffisamment proches du terrain pour accompagner efficacement les agriculteurs de l'île. La motion confirme aussi la volonté de poursuivre le plan AGRIPéi 2030 et les actions engagées en faveur de la souveraineté alimentaire.

Le second texte est plus défensif. Le Département dit partager l'objectif de renforcer les droits sociaux des conjoints collaborateurs, mais craint qu'une application uniforme de la réforme fragilise les petites exploitations familiales réunionnaises. Les élus demandent une étude d'impact spécifique aux territoires ultramarins, une concertation avec les acteurs du secteur et des mesures transitoires pour tenir compte des contraintes économiques locales.

Ils souhaitent également renforcer l'accompagnement des exploitants concernés, pour préserver l'équilibre des exploitations familiales tout en améliorant la situation des conjoints collaborateurs.

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6 commentaires

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L
Lastron-Leïla 16/07/2026 à 17:10

@Nadine Saint-Louis, exactement, la chaîne elle commence bien avant l'épicier du coin. Et ce que je trouve intéressant là-dedans, c'est que le Département communique sur un taux de 99,3 % alors que la plupart des gens savent même pas ce que c'est le FEADER. Y'a un vrai travail de pédagogie à faire pour que les Réunionnais comprennent que ces fonds européens, ça touche directement leur assiette.

B
Boug du Lagon 16/07/2026 à 16:17

@Tom de l'Étang, tu soulèves un vrai point sur les conjoints collaborateurs. Mais moi ce que je retiens dans tout ça, c'est la mention de la souveraineté alimentaire. Une île qui produit plus localement, c'est moins de containers qui traversent l'océan, moins de CO2, et peut-être quelques récifs qui soufflent un peu. Le lien entre agriculture locale et environnement marin, on en parle jamais mais il est bien réel.

N
Nadine Saint-Louis 16/07/2026 à 15:33

Ça parle d'agriculture mais moi je pense aussi aux commerces du centre-ville qui achètent local, les petits épiciers, les vendeurs de fruits et légumes. Si les exploitations familiales vacillent, c'est toute la chaîne qui trinque jusqu'à nous. Mes clients me demandent souvent pourquoi les produits péi coûtent plus cher que l'importé, et bien là y'a une partie de la réponse.

J
Jean-Claude B. 16/07/2026 à 14:14

Un agriculteur que j'ai pris à Bébour la semaine dernière me disait que les dossiers FEADER, c'est déjà compliqué comme ça avec le Département, alors si ça passe à la Région il voit pas comment il va s'en sortir. Moi je répète ce que j'entends, hein.

T
Tom de l'Étang 16/07/2026 à 14:08

La question du conjoint collaborateur me touche particulièrement. Je vois régulièrement des femmes d'exploitants qui portent une charge de travail énorme, souvent invisible, sans aucune protection sociale en cas d'arrêt ou de problème de santé. L'intention de la réforme est bonne, mais si elle met en danger l'équilibre financier de la structure, elle risque de créer plus de stress que de sécurité. Une étude d'impact sérieuse adaptée à nos réalités, c'est le minimum avant d'appliquer quoi que ce soit.

M
Marie 16/07/2026 à 14:04

Ce qui compte pour les familles qui gèrent une petite exploitation, c'est que les aides arrivent vraiment sur le terrain. Un taux d'exécution de 99,3 %, c'est pas rien, i fo le dire. Bon courage au Département pour la suite.