Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé lundi 13 juillet la convocation prochaine de l'ambassadeur de Russie en France, en réponse à la découverte d'une vaste campagne de cyberattaques attribuée au FSB, les services de renseignement russes.
Interrogé sur BFMTV-RMC, le chef de la diplomatie française a qualifié ces opérations de « sabotage et d'espionnage », menées dans une dizaine de pays européens. Leur objectif : collecter des informations sensibles et perturber des infrastructures stratégiques. Des réseaux ferroviaires en Pologne auraient notamment été visés.
Outre la convocation diplomatique, annoncée « dans les prochains jours », le gouvernement prévoit des sanctions contre neuf individus et quatre entités identifiés comme impliqués dans cette campagne. Parmi les cibles recensées figurent des entreprises, des administrations et des opérateurs d'importance stratégique. La France fait partie des dix pays européens concernés.
Paris inscrit ces attaques dans ce que les autorités appellent les menaces hybrides : espionnage numérique, opérations d'influence et tentatives de déstabilisation dirigées contre des États européens.


6 commentaires
Moi je suis en train de faire mes courses le matin pour le food truck et j'entends ça à la radio. On parle de hackers russes, de réseaux ferroviaires sabotés en Pologne, et moi je me demande si mon terminal de paiement il est en sécurité lui. Parce que franchement, entre mes fournisseurs, les livraisons, la banque, tout passe par les applis maintenant. C'est pa vraiment ça qui me fait dormir tranquille le soir.
@Yannick P, tu parles des ports, hier j'avais un client qui bosse aux douanes à Le Port, il me disait exactement ça. Il dit que les systèmes là-bas c'est vieux, que si quelqu'un voulait vraiment mettre le bazar il aurait pas besoin d'être très fort. Et moi je lui ai dit, tu le signales ça ? Il m'a regardé comme si j'avais dit une bêtise. C'est ça le problème, domoun savent, mais personne remonte rien.
Le mot "hybride" pour qualifier ces menaces, il est apparu récemment dans le discours officiel. Avant on disait espionnage, sabotage, et tout le monde comprenait. Les mots changent, les pratiques elles sont vieilles comme les États.
Ils convoquent l'ambassadeur, ils annoncent des sanctions... la mer elle repart toujours pareille le lendemain matin.
Ce qui me questionne c'est les opérateurs d'importance stratégique visés. Dans notre secteur, la logistique et le fret, on tourne avec des systèmes informatiques qui gèrent tout, du manifeste au tracking des conteneurs. Si un port européen tombe, la chaîne jusqu'à l'océan Indien elle tressaute direct. On est plus exposés qu'on le croit ici dans le péi-la.
Les réseaux ferroviaires visés en Pologne, ça devrait faire réfléchir tout le monde. Les travailleurs du rail, les cheminots, c'est eux qui trinquent en premier quand les infrastructures sont sabotées. La diplomatie c'est bien, les sanctions c'est bien, mais on attend de voir si ça change quoi que ce soit sur le terrain. Les coups de menton des ministres, on en a l'habitude.