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Le préfet arrête le budget 2026 de Kani-Kéli pour redresser ses finances

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Le préfet arrête le budget 2026 de Kani-Kéli pour redresser ses finances

Kani-Kéli : le préfet arrête le budget 2026 pour poursuivre le redressement des finances communales - Crédit le journal de mayotte


Le préfet de Mayotte a arrêté le budget primitif 2026 de la commune de Kani-Kéli par arrêté signé le 9 juillet et publié au recueil des actes administratifs. Cette décision fait suite à l'avis rendu le 18 juin 2026 par la Chambre régionale des comptes (CRC) et s'inscrit dans le plan pluriannuel de redressement financier de la commune, dont l'échéance est fixée à 2028.

La procédure est prévue par le Code général des collectivités territoriales. Quand une commune ne présente pas un budget conforme aux exigences de retour à l'équilibre, la CRC peut formuler des recommandations que le préfet est tenu d'appliquer. Pour Kani-Kéli, la juridiction avait prescrit dès septembre 2024 un plan de redressement sur quatre exercices. Un an plus tard, elle jugeait les mesures engagées « suffisantes au titre de l'exercice 2025 », tout en invitant la commune à poursuivre ses efforts « jusqu'à résorption complète de son déficit ».

Les ajustements retenus dans l'arrêté sont ciblés. Les dépenses de fonctionnement augmentent de 200 000 euros, uniquement en raison d'un relèvement des crédits de personnel. Les recettes fiscales sont relevées du même montant pour maintenir l'équilibre budgétaire. La CRC préconisait de limiter ces crédits à 4,3 millions d'euros ; le préfet retient finalement 4,5 millions, au motif que le recrutement de quatre agents d'encadrement est nécessaire à la continuité du service public, notamment dans les écoles. Cette hausse est présentée comme transitoire et devra être revue en 2027 et 2028 pour préserver les capacités d'autofinancement de la commune.

Les taux de fiscalité locale sont également relevés : la taxe foncière sur les propriétés bâties passe à 30 %, celle sur les propriétés non bâties à 13,70 %, et la taxe d'habitation est fixée à 31,16 %. Ces ajustements devraient générer environ 312 500 euros de recettes supplémentaires par rapport aux prévisions initiales, selon l'arrêté, et dégager un excédent de fonctionnement nécessaire à la résorption progressive du déficit.

Cette intervention préfectorale intervient alors que la CRC surveille de près les collectivités mahoraises. Dans une synthèse publiée le 19 juin, la juridiction relevait que plus d'un tiers de ses recommandations n'avaient pas été mises en œuvre par les collectivités ayant transmis un rapport de suivi. Elle signalait aussi que Kani-Kéli, aux côtés de Tsingoni et Chirongui, n'avait pas répondu à son obligation de rendre compte des suites données à ses précédentes observations. Pour la CRC, cette absence de retour complique l'évaluation des progrès accomplis et pourrait conduire à un recours plus fréquent aux « contrôles flash » menés directement sur le terrain.

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