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Bassire critique les 100 premiers jours de Chaussalet au Tampon

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Bassire critique les 100 premiers jours de Chaussalet au Tampon

Le Tampon : pourquoi Nathalie Bassire attaque les 100 premiers jours d’Alexis Chaussalet - Crédit Zinfos974 - Politique


Nathalie Bassire a publié jeudi 9 juillet un communiqué intitulé « 100 jours à rebours », dans lequel elle dresse un bilan critique des cent premiers jours d'Alexis Chaussalet à la tête de la mairie du Tampon. L'opposante municipale accuse la nouvelle majorité de n'avoir pas tenu plusieurs engagements pris durant la campagne.

Premier point de friction : les indemnités. Nathalie Bassire affirme que les promesses de non-cumul portées par la liste « Nout' Voix, Nout' l'avenir » n'ont pas été respectées. Elle pointe le cumul entre les indemnités de maire d'Alexis Chaussalet et celles liées à sa présidence de la CASUD. Elle cite aussi des rémunérations ou jetons de présence perçus par des élus de la majorité au sein de structures comme la SODEGIS, la SPL SUDEC, la SPL MARAINA ou la SPL OTI du Sud, qui n'auraient pas été supprimés.

L'ancienne députée étend sa critique aux recrutements. Des personnes extérieures à la commune auraient été nommées à des postes à responsabilité, aussi bien en mairie qu'à la CASUD. Elle questionne la place réservée aux compétences locales dans ces choix.

Sur les projets, Nathalie Bassire reproche à la nouvelle équipe de ne pas concentrer suffisamment son action sur les dossiers tamponnais. Elle mentionne une visite de projets de la CASUD conduite à Saint-Joseph et s'interroge sur le calendrier des chantiers au Tampon.

La Voie urbaine, anciennement appelée Rocade, figure également dans le communiqué. L'opposante déplore que les travaux n'aient pas été suspendus le temps d'une concertation. Elle qualifie ce chantier d'onéreux et d'écocidaire. Elle évoque enfin l'aéroport de Pierrefonds, estimant que ce dossier, qui engage des financements publics locaux, devrait davantage mobiliser le maire du Tampon en sa qualité de président de la CASUD.

En conclusion, Nathalie Bassire accuse les nouveaux élus de s'inscrire dans la continuité d'une politique qu'ils critiquaient eux-mêmes, dénonçant ce qu'elle appelle de la « démagogie » et du « populisme ».

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6 commentaires

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J
Jean-Marc 13/07/2026 à 09:19

Les recrutements extérieurs à la commune, c'est ce qui me choque le plus dans tout ça. Moi quand j'embauche sur un chantier, je commence par appeler les gars du coin. Y'a des compétences au Tampon, à Saint-Pierre, partout dans le Sud. Faire venir des gens de dehors pour des postes clés en mairie, pendant qu'on parle d'insertion et de chômage local, ça passe mal sur le terrain.

P
Pti-Louis 13/07/2026 à 08:24

Cent jours, c'est court. La mer, on lui laisse bien le temps de se calmer avant de sortir.

F
Fifi430 13/07/2026 à 08:15

Une précision utile : le cumul d'indemnités entre un mandat de maire et la présidence d'un EPCI comme la CASUD est encadré par la loi, avec des plafonds définis. Donc pointer ce cumul sans préciser si le plafond légal est dépassé ou non, c'est un peu court comme argument. Cela dit, la question de la cohérence avec les engagements de campagne est distincte de la légalité, et là c'est un terrain politique parfaitement légitime.

R
Roselyne 13/07/2026 à 08:10

La Voie urbaine qualifiée d'écocidaire, ça je comprends. Dans les hauts on voit ce que ces grands chantiers font aux terres et à l'eau. Mais bon, les domoun du Tampon bas attendent leurs routes depuis longtemps aussi, lé pa fasil de trancher.

H
Hugo Saline les bains 13/07/2026 à 08:10

J'ai vu la même séquence à Nantes après les municipales de 2020 : l'opposition qui sort un bilan des 100 jours, en ciblant surtout le cumul et les nominations. C'est presque un classique du calendrier politique. Ce qui est intéressant ici, c'est la mention des recrutements extérieurs à la commune. Dans d'autres collectivités que j'ai observées, c'est souvent là que ça coince vraiment avec les équipes en place. La question des compétences locales, c'est un vrai sujet au-delà du coup de comm'.

P
Patrick974 13/07/2026 à 08:03

Ce qui m'interpelle dans ce communiqué, c'est moins la polémique politicienne que la question des indemnités cumulées. Quand une liste gagne sur un discours de rupture avec les pratiques passées, la moindre des cohérences est de commencer par les postes et les rémunérations. Est-ce que Bassire a chiffré le montant total des jetons de présence qu'elle évoque ? Parce que sans chiffres, le débat reste dans le vague, et c'est bien commode pour tout le monde.