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Pointe au Sel : le maire de Saint-Leu dépose plainte et appelle les parlementaires

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Pointe au Sel : le maire de Saint-Leu dépose plainte et appelle les parlementaires

Pointe au Sel : le maire de Saint-Leu appelle à un front républicain et annonce une plainte - Crédit Zinfos974 - Politique


Le maire de Saint-Leu a lancé dimanche un appel aux parlementaires réunionnais et ultramarins pour qu'ils se mobilisent sur le dossier de la Pointe au Sel, tout en annonçant le dépôt prochain d'une plainte.

Dans un communiqué, l'élu affirme que les événements survenus dans ce quartier dépassent un simple différend local. Il y voit une question de respect de l'État de droit, des procédures administratives et des droits des habitants. « Il ne s'agit ni d'un combat partisan, ni d'une polémique locale. Il s'agit d'une exigence de vérité, de justice et de respect de l'État de droit », écrit-il.

Le maire demande aux élus réunionnais d'engager les démarches qu'ils jugeront utiles : questions au gouvernement, auditions ou missions d'information. Il souhaite que les parlementaires d'Outre-mer se saisissent du dossier, estimant que cette affaire interroge la façon dont les politiques de protection du littoral tiennent compte des réalités humaines et culturelles des territoires ultramarins. La protection du patrimoine naturel est une mission légitime, reconnaît-il, mais elle ne peut s'exercer, selon ses termes, « au détriment du patrimoine humain, de l'histoire des familles, de la mémoire des quartiers et des droits que la République garantit à chacun de ses citoyens ».

Sur le plan judiciaire, le dépôt d'une plainte doit permettre, selon l'élu, à la justice de déterminer si des infractions ont été commises et si les droits des habitants de la Pointe au Sel ont été méconnus. Il rappelle qu'« aucun citoyen, établissement public ou administration n'est au-dessus des lois ».

Le maire réaffirme son soutien aux habitants concernés et dit vouloir poursuivre toutes les démarches nécessaires pour que « les responsabilités soient établies, que les droits soient respectés et que plus jamais une telle situation ne puisse se reproduire ».

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6 commentaires

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T
Thierry Lebon 12/07/2026 à 17:37

@Yannick P, la comparaison avec Madagascar ou Maurice est intéressante, mais il faut faire attention : la situation juridique n'a rien de comparable. À La Réunion, les riverains du littoral relèvent du droit français, avec des protections constitutionnelles précises, des recours devant le tribunal administratif, et un régime domanial encadré par le code général de la propriété des personnes publiques. Ce cadre n'existe pas sous la même forme dans les pays que vous citez. Le maire a raison de souligner que personne n'est au-dessus des lois, c'est exactement l'argument juridique qui tient ici.

M
Maéva 12/07/2026 à 17:09

Ce dossier illustre bien quelque chose qu'on oublie trop souvent : la réputation d'un territoire, ça se construit aussi sur la confiance qu'il inspire. Si des familles se sentent spoliées de leur histoire, ça impacte l'image globale du péi, y compris pour ceux qui, comme moi, misent sur l'authenticité locale pour vendre leurs produits. Les acheteurs en métropole ou à l'international cherchent une Réunion vivante et cohérente, pas un paradis naturel vidé de ses habitants.

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David 12/07/2026 à 16:15

Plainte, appel aux parlementaires, communiqué... on verra si ça bouge vraiment. Moi j'attends de voir les actes. Le lagon de Saint-Leu on le vend aux touristes, la culture du coin aussi, alors qu'on arrête de détruire ce qui reste vivant sur ce littoral.

R
Rafiki 12/07/2026 à 16:10

J'emmène des groupes du côté de Saint-Leu depuis des années, et la Pointe au Sel c'est l'un de ces endroits où la mémoire du quartier se lit encore dans la configuration des cases et des chemins. Ce que le maire décrit, cette tension entre protection du littoral et droits des habitants, je le vis de l'intérieur quand j'explique aux randonneurs pourquoi certains espaces naturels classés restent pourtant habités depuis toujours. La protection ne peut pas effacer les gens qui ont construit ce paysage. Que des parlementaires s'en saisissent, c'est exactement la bonne échelle pour que ça ne reste pas un dossier local enterré en sous-préfecture.

K
Karambole 12/07/2026 à 16:08

Le patrimoine humain contre le patrimoine naturel, comme si les deux s'opposaient forcément... c'est ça qui m'énerve dans ce genre de dossier. Sur les marchés, les domoun me parlent encore de familles de la Pointe au Sel qui vivent là depuis des générations. I fo arrêter de traiter le territoire comme un tableau Excel.

Y
Yannick P 12/07/2026 à 16:00

Ça dépasse Saint-Leu, cette histoire. Le littoral réunionnais c'est une ressource économique et culturelle, pas juste un décor pour les rapports d'inventaire. On voit le même genre de tension sur les côtes malgaches ou mauriciennes, où les administrations nationales écrasent les réalités locales au nom de la protection. À un moment les élus locaux ont raison de taper sur la table.