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700 personnes à La Saline pour le rassemblement Nou Pran Nout Plas

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700 personnes à La Saline pour le rassemblement Nou Pran Nout Plas

Après la polémique Privilège Zorey, ils passent à l'action : que veut vraiment le collectif Nou Pran Nout Plas ? - Crédit Zinfos974 - Société


Près de 700 personnes se sont réunies dimanche 5 juillet à La Saline, à l'appel du collectif Nou Pran Nout Plas. Une journée de réflexion organisée dans le prolongement direct de la polémique sur le privilège zorèy, qui avait agité les débats publics à La Réunion ces dernières semaines.

Le collectif, dont Gael Velleyen est l'un des initiateurs, voulait changer de registre. La tribune Nommer le privilège zorèy pour construire l'égalité à La Réunion, signée par plus de 3 000 personnes, avait autant cristallisé les oppositions que fédéré des soutiens. Ce dimanche, il ne s'agissait plus de défendre ou d'attaquer la notion, mais d'en faire le point de départ d'une réflexion sur l'économie, l'histoire, la langue créole et la place des Réunionnais sur leur territoire.

La journée s'est articulée autour de treize cercles de parole, suivis de dix ateliers. Parmi les thèmes qui auraient le plus retenu l'attention des participants, selon les organisateurs : le pouvoir local, l'autonomie, l'économie péi, le recrutement, les réseaux d'influence et l'accueil des nouveaux arrivants. « Le débat n'est pas une polémique. Il ouvre un chantier collectif », résume le mouvement dans son compte rendu.

Un bémol de taille : les journalistes n'étaient pas autorisés à assister à la rencontre. Ni les cercles de parole ni les ateliers n'étaient ouverts à la presse. Les médias ont donc dû s'appuyer exclusivement sur le récit des organisateurs, sans possibilité de vérification indépendante. Un paradoxe pour un mouvement qui revendique l'ouverture du débat public.

La journée s'est achevée par un lâcher d'oiseau baptisé Péïla, présenté comme un symbole d'espoir. Le collectif devra maintenant tenter de transformer cette mobilisation d'un jour en quelque chose de plus durable, au-delà des réseaux sociaux et des convaincus de la première heure.

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8 commentaires

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R
Roselyne 09/07/2026 à 17:21

Tout ça se passe en bas, à La Saline, loin des hauts. Nous ici à Salazie on entend parler de ces réunions mais on n'y monte pas, c'est déjà compliqué de descendre avec les routes qui glissent à cette saison. La question de l'économie péi, elle nous concerne pourtant, quand on vend nos chouchous à des prix qu'on ne maîtrise pas et que les circuits de distribution sont tenus par des gens qu'on ne connaît pas. J'aurais aimé qu'ils fassent un cercle de parole dans les cirques, voir si les familles de là-haut se seraient déplacées.

P
Polo 09/07/2026 à 16:40

@Bichik, pareil que toi. Le truc du recrutement et des réseaux d'influence, ça parle direct à ce qu'on vit dans la filière viande. Des postes qui se font par cooptation, des fournisseurs qui passent par des circuits qu'on ne voit jamais, on connait. Mais si les journalistes n'étaient pas là, comment on sait ce qui a vraiment été dit sur ces sujets-là ?

V
Vavangue 09/07/2026 à 16:07

Ce qui me touche dans cette journée, c'est la question de l'économie péi. On en parle autour du miel, des plantes, des rhums arrangés depuis des années sans que personne en haut ne nous écoute vraiment. 700 personnes qui se retrouvent pour en discuter, c'est déjà quelque chose. Après, fermer la porte aux journalistes reste un drôle de choix pour un mouvement qui veut peser sur le débat.

L
Lastron-Leïla 09/07/2026 à 15:23

Le sujet est important et la mobilisation est réelle, 700 personnes c'est significatif. Mais la stratégie de comm pose question. Exclure la presse et livrer uniquement son propre récit, c'est le genre de choix qui se retourne contre un mouvement. Les réseaux sociaux ça amplifie, mais ça ne remplace pas la crédibilité d'un regard extérieur.

D
David 09/07/2026 à 15:18

Moin lé pour le débat, vraiment. Mais quand on parle d'accueil des nouveaux arrivants et d'économie péi sans inviter les journalistes, c'est un peu bizarre non ? On fait comment pour que ça dépasse le cercle des gens déjà convaincus ?

J
JeanFrak 09/07/2026 à 15:10

Treize cercles de parole, dix ateliers, un lâcher d'oiseau symbolique. La forme est soignée, presque scénographiée. Mais sans accès indépendant, on ne sait pas ce qui s'est vraiment dit dans ces cercles. Le compte rendu des organisateurs, c'est de la communication, pas un bilan.

M
Margaux 09/07/2026 à 15:07

Je découvre ce collectif avec cet article et j'avoue que je ne maîtrise pas toute l'histoire de cette polémique. Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer concrètement ce que recouvre la notion de "privilège zorèy" ? Je vis à Saint-Gilles depuis quatre ans et j'entends des choses très différentes selon les gens. Je veux comprendre, pas juste avoir un avis tranché.

B
Bichik 09/07/2026 à 15:03

700 personnes à La Saline, c'est pas rien. Mais le fait qu'aucun journaliste n'était admis, ça m'interpelle. Un mouvement qui veut ouvrir le débat public et qui commence par fermer la porte aux médias, y'a quelque chose qui cloche.