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CHOR : les conseils de surveillance réclament un arbitrage de l'État

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CHOR : les conseils de surveillance réclament un arbitrage de l'État

Commande informatique contestée au CHOR : les conseils de surveillance réclament un arbitrage de l'État - Crédit Zinfos974 - Société


Les conseils de surveillance du Centre hospitalier Ouest Réunion (CHOR) et de l'EPSMR ont adopté une motion commune, lors de leurs réunions des 1er et 7 juillet, pour réclamer un règlement rapide du conflit qui oppose le CHOR au Centre hospitalier universitaire (CHU) autour d'une commande informatique de 770 000 euros.

Le différend remonte à un signalement effectué un mois plus tôt par le directeur général du CHU, Lionel Calenge, auprès du procureur de la République sur le fondement de l'article 40 du Code de procédure pénale. Le CHU reprochait au CHOR d'avoir passé cette commande de matériels informatiques sans respecter les procédures applicables aux marchés publics. Le CHOR avait contesté cette interprétation, évoquant un simple différend d'appréciation.

Dans leur motion, les deux conseils de surveillance rappellent que les infrastructures numériques du CHOR et de l'EPSMR, mises en service en 2019, sont désormais obsolètes. Ils jugent leur renouvellement indispensable pour assurer le fonctionnement des services de soins, la cybersécurité et la continuité des prises en charge, et déplorent qu'« aucune solution opérationnelle n'ait permis de répondre aux besoins urgents de renouvellement et de sécurisation des infrastructures concernées ».

Cette situation fait peser, selon eux, « un risque significatif sur la continuité des activités hospitalières et médico-soignantes du territoire Ouest de La Réunion ». Les élus demandent aux directions des deux établissements d'engager toutes les démarches utiles pour défendre leurs intérêts, et de saisir la ministre de la Santé ainsi que le directeur général de l'ARS afin d'obtenir un arbitrage institutionnel.

La motion se conclut par un rappel des obligations communes à l'ensemble des acteurs du GHT : « la continuité du service public hospitalier, la sécurité des patients, la protection des intérêts des établissements publics de santé et la bonne gestion des deniers publics constituent des obligations fondamentales auxquelles l'ensemble des acteurs du GHT est tenu ».

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8 commentaires

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J
JeanFrak 09/07/2026 à 11:26

@Lastron-Leïla, tu soulèves le vrai problème. Dans mon domaine, quand on livre un bâtiment en 2019 et qu'on revient cinq ans plus tard, le cahier des charges technique a souvent vieilli avant même que les cloisons sèchent. Un système d'information hospitalier c'est pareil, c'est du bâti numérique. Et bloquer le renouvellement sur un contentieux de 770k alors que le risque opérationnel est documenté, c'est comme refuser de changer la toiture parce que les co-propriétaires se disputent sur le devis, pendant que l'eau rentre.

M
Marie 09/07/2026 à 10:35

@KékéSurf, exactement. Et pendant ce temps les soignants font avec des outils qui rament, les aides à domicile qu'on envoie chez des patients font leurs rapports sur des tablettes qui plantent parce que les systèmes de l'hôpital suivent plus. C'est du concret, ça, pas de la politique.

R
Rafiki 09/07/2026 à 09:15

@Margaux, ta question est légitime. Dans les cirques, quand on guide des randonneurs, on leur dit souvent que la montagne ne négocie pas, elle impose ses conditions. Les hôpitaux c'est pareil, la réalité technique s'impose qu'on le veuille ou non. Des infrastructures de 2019 dans un environnement aussi exigeant que la cybersécurité hospitalière, c'est comme essayer de faire une traversée du Mafate avec une carte qui date de dix ans. Le GHT aurait dû anticiper bien avant d'en arriver à une saisine du procureur.

D
David 09/07/2026 à 09:08

Moi je suis restaurateur à Saint-Leu, mes clients c'est des touristes qui viennent pour le lagon et le soleil, et le jour où un proche tombe malade et qu'on leur dit que l'hôpital de l'Ouest tourne sur des systèmes informatiques qui lâchent, ça fait pas une bonne pub pour le péi. On se bat pour l'image de l'île et pendant ce temps les directions se chamaillent sur 770 000 euros comme si c'était une fortune !

P
Pti-Louis 09/07/2026 à 08:15

Ça fait des années qu'on voit ça, des établissements publics qui se disputent pendant que le service se dégrade. La mer, elle attend pas les décisions des uns et des autres pour faire ce qu'elle a à faire. Sauf que là c'est des malades qui attendent, pas des bateaux. L'arbitrage de l'État, ils vont l'avoir un jour, mais ça va prendre le temps que ça prendra.

K
KékéSurf 09/07/2026 à 08:14

Bref, les patients de l'Ouest trinquent pendant que les directions se font la guerre.

L
Lastron-Leïla 09/07/2026 à 08:06

2019 pour des infras numériques dans un hôpital, c'est déjà l'âge de pierre en cybersécurité. Et là on parle de bloquer le renouvellement à cause d'un désaccord sur un marché public de 770k ? Pendant ce temps le risque opérationnel, i fo pas attendre qu'il y ait un incident grave pour que l'État bouge.

M
Margaux 09/07/2026 à 08:02

Je ne suis pas très familière avec le fonctionnement des GHT en France, mais ça me semble quand même assez grave qu'un hôpital tourne sur des infrastructures informatiques qui datent de 2019 et que personne ne réussisse à trancher. Est-ce que ce genre de blocage entre établissements publics est fréquent à La Réunion, ou c'est une situation exceptionnelle ? En métropole j'ai l'impression que ce type de litige se règle plus vite, mais je me trompe peut-être.