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OFB et TAAF signent trois accords pour préserver la biodiversité australe

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OFB et TAAF signent trois accords pour préserver la biodiversité australe

L'OFB et les TAAF unissent leurs forces pour protéger la biodiversité des territoires australs - Crédit Zinfos974 - Société


L'Office français de la biodiversité (OFB) et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) ont signé, le 24 juin, trois conventions de partenariat destinées à financer des actions de préservation de la biodiversité dans les territoires australs français. Ces accords font suite à une convention-cadre conclue entre les deux établissements en décembre 2025.

Les TAAF couvrent plus de 7 700 km² de terres émergées, hors Terre Adélie, et plus de 2,26 millions de km² d'espaces maritimes sous juridiction française. On y trouve notamment l'albatros fuligineux, le manchot empereur ou la tortue verte, dont certaines espèces sont menacées.

Le premier projet vise à renforcer les dispositifs de biosécurité pour limiter l'introduction et la propagation d'espèces exotiques envahissantes. Il prévoit l'équipement du hangar de biosécurité des TAAF au Port de La Réunion, ainsi que l'installation de nouvelles stations de biosécurité sur les îles.

Le deuxième porte sur la connaissance et la préservation de la flore et des habitats naturels. Les TAAF souhaitent développer des outils techniques à l'intention de leurs agents et partenaires, dans le cadre de la révision de plusieurs documents de gestion environnementale, dont le Plan d'action biodiversité des îles Éparses.

Le troisième projet concerne la régulation des rennes introduits sur l'archipel de Kerguelen il y a près de 70 ans. Cette population continue d'exercer une pression sur les milieux naturels, selon les TAAF, qui ont engagé des opérations pour en limiter l'impact sur les écosystèmes.

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7 commentaires

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TataYoyo 06/07/2026 à 16:11

Les rennes à Kerguelen, on les avait amenés là dans les années 50 pour nourrir les hommes qui travaillaient sur ces îles, et maintenant il faut gérer les dégâts soixante-dix ans après. C'est toujours comme ça, on fait sans réfléchir et c'est les générations suivantes qui ramassent. Mon père disait pareil pour les tamarin qu'on coupait sans compter dans le Tampon. Enfin lé bon qu'on s'en occupe, même si c'est tard.

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Roselyne 06/07/2026 à 15:52

Tout ça se passe bien loin de Salazie, mais la question des espèces envahissantes, on connaît aussi dans le cirque. Les familles qui cultivent depuis des générations voient leur terrain grignoté par des plantes qu'on n'a pas invitées. I fo pas croire que c'est un problème seulement pour les îles du bout du monde.

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Thierry Lebon 06/07/2026 à 15:34

@Alex, pour compléter votre remarque, il me semble utile de préciser que les conventions entre établissements publics de ce type sont soumises à des obligations de reporting définies par leur tutelle commune, en l'occurrence le ministère de la Transition écologique. Les montants ne sont pas toujours communiqués dans la presse, mais ils figurent en principe dans les rapports d'activité annuels de l'OFB, qui sont publics. Cela ne dispense pas d'une communication plus transparente, vous avez raison sur ce point.

A
Alex 06/07/2026 à 14:18

Trois conventions signées, très bien, mais l'article ne dit rien sur les montants engagés ni sur les indicateurs de résultat prévus. C'est le genre d'annonce institutionnelle qui sonne creux si on n'a pas accès aux détails. La source renvoie vers quoi exactement ? Un communiqué de presse des deux établissements, j'imagine, ce qui ne nous dit pas grand chose sur l'efficacité réelle des actions menées jusqu'ici sur Kerguelen.

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David 06/07/2026 à 14:14

Bon, les tortues vertes et les albatros c'est bien beau, mais moi ce qui m'intéresse c'est de savoir si ces conventions vont aussi renforcer la protection du lagon ici à La Réunion. Parce que le tourisme de plongée et les espèces envahissantes, les péi-la connaissent aussi le problème. On attend toujours des résultats concrets côté récif.

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Anaëlle 06/07/2026 à 14:08

Je ne savais pas que le hangar de biosécurité des TAAF était au Port de La Réunion, c'est intéressant comme lien entre notre île et ces territoires australs. Est-ce qu'il y a des opportunités pour des étudiants ou des chercheurs locaux de s'impliquer dans ces projets ? Je cherche justement un terrain pour mon mémoire sur les modèles de gestion environnementale.

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Bichik 06/07/2026 à 14:02

Les rennes à Kerguelen, ça fait des décennies qu'on sait que c'est un problème. Contente de voir qu'on commence enfin à agir concrètement.