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L'Iran va facturer le transit par le détroit d'Ormuz après 60 jours

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L'Iran va facturer le transit par le détroit d'Ormuz après 60 jours

Détroit d'Ormuz : l'Iran veut instaurer des frais de service pour les navires - Crédit Zinfos974 - International


L'Iran compte facturer des frais de service aux navires qui transitent par le détroit d'Ormuz, à l'issue de la période de gratuité de 60 jours prévue dans l'accord-cadre signé avec les États-Unis après le cessez-le-feu.

Lors du Forum pour la paix mondiale organisé samedi à Pékin, l'ambassadeur iranien Abdolreza Rahmani Fazli a tenu à préciser que ces frais ne seraient pas un « péage ». Ils auraient vocation à couvrir la sécurisation du trafic maritime, la supervision des passages et la gestion des impacts environnementaux liés à l'intense circulation dans la zone.

Le diplomate a par ailleurs indiqué que les États ayant soutenu Téhéran pendant le conflit pourraient bénéficier d'un traitement préférentiel.

Le détroit d'Ormuz représente en temps normal un point de passage pour environ 20 % du pétrole et du gaz naturel mondiaux. Sa fermeture temporaire, consécutive aux frappes israélo-américaines du 28 février, avait entraîné une forte hausse des prix de l'énergie. Depuis la levée du blocus à la mi-juin, Téhéran et Washington négocient un accord permanent sur le statut de cette voie maritime.

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6 commentaires

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D
David 05/07/2026 à 08:32

@Zoubi, exactement ce que je me disais. Moi j'ai des groupes de touristes qui arrivent en juillet-août, et entre le kérosène qui grimpe et les prix des transferts qui suivent, ça commence à se voir sur les réservations. Les gens hésitent avant de venir de métropole quand le billet d'avion prend 80 euros dans la gueule à cause du carburant. Saint-Leu c'est beau, le lagon il va pas bouger, mais les clients eux ils regardent leur budget.

T
TataYoyo 05/07/2026 à 07:22

Le monde i change trop vite, ça fait peur des fois.

Y
Yannick P 05/07/2026 à 07:19

Ça fait des semaines qu'on anticipe ce scénario dans le milieu. Depuis la réouverture de mi-juin, les armateurs hésitent encore à s'engager sur des tarifs long terme tellement la situation reste incertaine. Côté océan Indien, les collègues à Maurice et à Madagascar ont les yeux rivés là-dessus, parce que le renchérissement du fret depuis le Golfe se répercute direct sur leurs imports. Un « frais de sécurisation » qui n'est pas un péage, franchement, va falloir qu'ils nous expliquent la différence sur nos bordereaux douaniers.

Z
Zoubi 05/07/2026 à 07:12

Une cliente ce matin me demandait si ça allait encore faire monter le gaz à la maison. Les gens i fo expliquer simplement kosa ça change pour nous péi, parce que le détroit d'Ormuz c'est loin mais la facture d'énergie elle est là tous les mois.

J
Jean-Claude B. 05/07/2026 à 07:06

Mes clients ce matin ils parlaient que d'une chose, le prix du carburant. Un vieux monsieur m'a dit : « si ça rebloque là-bas, on va repayer 2,50 à la pompe ». Moi je sais pas si c'est vrai mais y'a deux mois quand le blocus avait commencé j'avais bien vu mes charges monter. Donc ces frais de transit, qu'on appelle ça comme on veut, ça finit toujours dans le billet du consommateur à la fin.

M
Marie-Hélène 05/07/2026 à 07:04

Ce qui est remarquable dans cet épisode, c'est la façon dont Téhéran joue sur les mots en refusant l'appellation de « péage » tout en instaurant exactement ce mécanisme. On retrouve là une logique bien documentée dans le droit international maritime, notamment autour de la notion de « droit de passage inoffensif » inscrit dans la Convention de Montego Bay. La clause de traitement préférentiel accordée aux États alliés de l'Iran mérite aussi attention, car elle introduit une discrimination entre pavillons que beaucoup de juristes vont contester. J'aurais aimé que l'article cite une ou deux sources académiques sur le précédent du Canal de Suez, qui offre un parallèle instructif.