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CGTR Commerce dénonce les violences sexistes dans les secteurs féminisés à La Réunion

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CGTR Commerce dénonce les violences sexistes dans les secteurs féminisés à La Réunion

Violences sexistes et sexuelles : la CGTR Commerce alerte sur les salariées exposées - Crédit Zinfos974 - Social


La Fédération CGTR Commerce Distribution et Services a publié vendredi 3 juillet un communiqué dénonçant l'exposition des salariées aux violences sexistes et sexuelles dans les secteurs de l'aide à la personne, du commerce et des services. Le syndicat exprime son soutien à la famille de Lyhanna, ainsi qu'à l'ensemble des femmes et enfants victimes de ces violences.

Les salariées qui interviennent seules à domicile sont jugées particulièrement exposées. La fédération évoque des gestes déplacés, du harcèlement, des agressions physiques et des violences banalisées dans la relation avec les clients. Dans les commerces, caissières, vendeuses, hôtesses ou serveuses feraient face à des remarques sexistes, des comportements intrusifs, des pressions hiérarchiques ou du chantage aux horaires. La précarité, les temps partiels imposés et la crainte du licenciement aggraveraient cette situation, selon la CGTR.

Pour étayer son propos, le syndicat cite plusieurs chiffres propres à La Réunion : 4 501 victimes déclarées en 2024, 20 féminicides en dix ans et un taux élevé de violences conjugales sur le territoire. La fédération s'appuie sur ces données pour réclamer une réaction plus ferme des pouvoirs publics et des employeurs.

La CGTR juge insuffisants les moyens institutionnels actuels. Elle estime que signalements et procédures restent trop souvent sans suite dans les dossiers de violences sexuelles, et soutient les propositions portées par des associations, syndicats et juristes en faveur d'une loi intégrale contre ces violences.

Sur le plan professionnel, la fédération réclame des sanctions contre les entreprises dépourvues de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles. Elle demande également des moyens renforcés pour les référents, l'extension des prérogatives des conseillers du salarié, des jours de congé rémunérés pour les victimes et le recrutement d'inspecteurs du travail formés à ces questions. La CGTR appelle salariés, citoyens et institutions à se mobiliser, au motif que ces violences ne peuvent plus être renvoyées à la seule sphère privée dès lors qu'elles se prolongent dans le monde du travail.

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6 commentaires

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P
PépéBassin 05/07/2026 à 15:24

Ma fille travaille dans une épicerie au Port depuis trois ans, horaires découpés, contrat à temps partiel, et elle rentre le soir à des heures où la route est sombre. On parle beaucoup des chiffres mais derrière chaque chiffre y'a une famille qui attend et qui s'inquiète. Dans le Sud on vit loin de tout ça, on dirait, mais le mal il voyage vite et nos petites-filles elles méritent mieux que la peur comme compagne de travail.

B
Boug du Lagon 05/07/2026 à 14:21

Franchement l'angle professionnel que la CGTR met en avant change quelque chose. On entend souvent que ces violences c'est une affaire privée, conjugale, mais dès que ça touche le temps de travail des femmes qui interviennent seules chez les gens, ça devient un risque professionnel comme un autre. Reste à voir si les employeurs vont attendre une loi pour bouger ou si certains peuvent prendre les devants.

Z
Zoubi 05/07/2026 à 14:16

Coiffeuse à domicile je me retrouve souvent seule chez des gens que je connais pas vraiment, et y'a des situations qui mettent mal à l'aise sans qu'on sache trop comment réagir sur le moment. C'est pas toujours dramatique mais ça use, et on en parle jamais parce que bon, c'est le client.

A
Alex 05/07/2026 à 14:10

Le communiqué liste beaucoup de demandes, c'est bien, mais je serais curieux de savoir combien d'entreprises réunionnaises sont aujourd'hui en infraction sur l'obligation de désigner un référent VSS. Ce chiffre n'est pas cité, et c'est pourtant lui qui permettrait de mesurer l'urgence réelle côté employeurs. Quelqu'un a une source là-dessus ?

L
Lastron-Leïla 05/07/2026 à 14:07

Ces chiffres font froid dans le dos. 4 501 victimes déclarées en 2024, et on sait que c'est juste la partie visible. Les serveuses, les caissières, elles subissent ça sans filet et souvent en silence parce que le contrat est précaire. Lé pa fasil de parler quand t'as un mi-temps qui peut disparaître du jour au lendemain.

A
Anaëlle 05/07/2026 à 14:02

Est-ce qu'il existe des formations spécifiques pour les référents VSS en entreprise à La Réunion, ou c'est encore quelque chose qui se met en place ? Je pose la question parce que dans mon master on a abordé la question des obligations légales des employeurs, mais j'ai l'impression que dans les petites structures le poste de référent c'est souvent du formel sans vraie substance.