Quarante policiers ont été mobilisés jeudi à Saint-Pierre pour cinq opérations simultanées menées en centre-ville et à Bois d'Olive. Au programme : contrôles routiers, lutte contre le travail dissimulé, les stupéfiants et l'immigration irrégulière. La journée était coordonnée par la Police nationale.
Le dispositif réunissait la Police aux Frontières, la Brigade Motorisée et la Brigade Anti-Criminalité, auxquelles s'ajoutaient la Police municipale de Saint-Pierre, Transdev et la Direction de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DEETS).
Cinq établissements recevant du public ont été inspectés. Les contrôles ont débouché sur cinq infractions pour travail dissimulé et sept infractions à la législation sur les débits de boissons.
Côté circulation, seize contraventions ont été dressées et 78 excès de vitesse relevés par contrôle automatisé.
À la gare routière Car Jaune, une opération ciblant l'immigration irrégulière a conduit au contrôle de 40 personnes. Dix amendes forfaitaires délictuelles pour usage de stupéfiants ont été établies. Le bilan communiqué ne mentionne aucune infraction ni procédure liée au séjour irrégulier.
La Police nationale indique que « l'objectif de cette journée était de lutter contre toutes les formes de délinquance : délinquance routière, travail illégal, immigration irrégulière, usage et trafic de stupéfiants ainsi que port d'armes ».


5 commentaires
Bon bilan pour une journée de travail, chapeau aux équipes mobilisées.
J'ai eu deux clients hier qui parlaient de ça dans ma voiture, l'un dit que c'est bien de nettoyer un peu, l'autre dit que ça change rien parce que dans trois semaines tout reprend comme avant. Moi je dis pas qui a raison, mais à force de faire des opérations ponctuelles comme ça, sans suite visible, les domoun finissent par plus croire. 78 excès de vitesse en une journée rien qu'à Saint-Pierre, ça dit quelque chose sur nos routes quand même.
Ce qui me questionne, c'est la situation des salariés derrière ces cinq infractions pour travail dissimulé. Souvent ces personnes travaillent depuis des mois sans contrat, sans protection, sans accès aux arrêts maladie. Le patron prend le procès-verbal, mais le salarié, lui, se retrouve dans le vide. J'aimerais savoir si la DEETS prévoit un suivi pour les travailleurs concernés, pas seulement pour les employeurs verbalisés. Lé pa fasil de régulariser sa situation quand on a jamais été déclaré.
Le chiffre qui me retient : cinq infractions pour travail dissimulé sur cinq établissements inspectés. Ça fait un taux de 100%, ce qui est soit le signe d'un ciblage très précis en amont, soit une réalité du secteur qui devrait inquiéter tout le monde. Les amendes pour travail dissimulé peuvent représenter jusqu'à 45 000 euros par salarié concerné pour l'employeur, sans compter le redressement URSSAF. Ce n'est pas anodin.
Je tiens ma boutique en centre-ville de Saint-Pierre et franchement, quand on voit ces contrôles, on se demande si les inspecteurs passent aussi chez ceux qui vendent à la sauvette juste devant nos vitrines. Nous on paye notre loyer commercial, nos charges, toutes nos cotisations, et le concurrent qui pose une table sur le trottoir sans rien déclarer, y'a personne. Cinq infractions pour travail dissimulé, c'est un début, mais sur combien d'établissements inspectés exactement ?