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Mpox à La Réunion : 20 cas dont 5 autochtones depuis janvier 2026

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Mpox à La Réunion : 20 cas dont 5 autochtones depuis janvier 2026

Trois nouveaux cas importés de Mpox détectés à La Réunion - Crédit Zinfos974 - Société


Trois nouveaux cas de Mpox importés de Madagascar ont été signalés lors de la semaine 25, soit à partir du lundi 15 juin, portant le total à 20 cas de clade Ib enregistrés à La Réunion depuis le 1er janvier 2026. L'information figure dans le bulletin de Santé publique France publié vendredi 19 juin.

Sur ces 20 cas, 15 sont importés et cinq sont autochtones. Parmi les contaminations locales, trois correspondent à des transmissions secondaires à partir d'un cas importé — ce qui montre que le virus peut se diffuser sur le territoire, même avec un nombre de cas encore faible. Le graphique du bulletin fait apparaître des cas chaque mois depuis le début de l'année, avec une hausse notable en juin.

Tous les cas importés concernent des hommes ayant séjourné à Madagascar, où le virus circule activement. La principale exposition à risque rapportée est un rapport sexuel.

Santé publique France rappelle que toute suspicion clinique doit faire l'objet d'un signalement rapide à l'Agence régionale de santé. Les personnes présentant une éruption cutanée ou des ulcérations évocatrices de Mpox — avec ou sans fièvre, adénopathies ou douleur à la déglutition — doivent être évaluées rapidement, en particulier en cas de retour récent de Madagascar ou de contact avec une personne revenant de ce pays.

Les suspicions sont examinées avec un infectiologue avant tout prélèvement de confirmation, réalisé au CHU de La Réunion. Les autorités rappellent par ailleurs que les patients ne doivent pas se présenter directement dans les laboratoires de ville.

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Mots clés : Santé Madagascar Mpox

6 commentaires

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Tom de l'Étang 19/06/2026 à 13:28

@Fifi430, vous avez raison sur l'obligation légale, et je compléterais en disant que dans la réalité du terrain libéral, ce signalement prend du temps qu'on n'a pas toujours. Entre deux patients, un kiné ou un généraliste qui suspecte quelque chose doit jongler avec le télésoin, la paperasse, et maintenant une procédure de signalement ARS avec passage obligatoire par un infectiologue. Je ne dis pas que c'est inutile, au contraire. Mais il faudrait que l'ARS simplifie vraiment l'accès à cette procédure pour les libéraux, parce que là lé pa fasil de tout gérer seul en cabinet.

M
Maéva 19/06/2026 à 13:16

J'ai des fournisseurs à Madagascar pour certains ingrédients naturels, et là ça me fait réfléchir à la gestion des risques dans ma chaîne logistique. Pas juste pour la santé des livreurs et des contacts, mais aussi pour la communication transparente avec mes clientes. Si un jour y'a un lien même indirect avec un pays concerné par ce type de situation, comment on gère ça publiquement ? C'est un vrai angle que les petites boîtes comme la mienne n'anticipent pas assez.

F
Fifi430 19/06/2026 à 12:15

L'article mentionne l'obligation de signalement à l'ARS, ce qui est exact. Il est utile de préciser que ce signalement repose sur les médecins et professionnels de santé, qui ont une obligation légale en vertu du dispositif des maladies à déclaration obligatoire. Le Mpox clade Ib est bien classé dans cette catégorie depuis 2024. La recommandation de ne pas aller directement en laboratoire est donc aussi une question d'organisation du circuit de prise en charge, pas seulement de prudence sanitaire.

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Mémé Marthe 19/06/2026 à 12:10

Dans le temps, quand quelqu'un revenait de loin avec quelque chose de bizarre sur la peau, tout le village le savait avant le médecin. Aujourd'hui on dirait que c'est le contraire.

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Tom Bib 19/06/2026 à 12:08

Ce qui frappe dans cet article, c'est la géographie de la contagion. Madagascar, La Réunion, des hommes qui circulent, un virus qui suit les routes humaines. Ça rappelle ce qu'Alfred Crosby appelait l'impérialisme écologique, cette idée que les maladies voyagent avec nous, dans nos sillages. Cinq cas autochtones sur vingt, ça veut dire que le virus trouve déjà prise localement, même à bas bruit. On espère que la vigilance tiendra.

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Tonton Bébert 19/06/2026 à 12:04

Vingt cas en six mois et on apprend ça dans un bulletin de Santé publique France qu'on trouve en cherchant bien. Y'a un vrai problème de communication publique ici. Les travailleurs du port, les gens qui bossent avec des voyageurs, ils méritent d'être informés clairement et rapidement, pas d'attendre le vendredi soir qu'un journaliste se penche sur un PDF.