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Logement social et semences : Bélim obtient des garanties de Moutchou

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Logement social et semences : Bélim obtient des garanties de Moutchou

Bonne nouvelle pour le logement et l'agriculture à La Réunion ? Audrey Bélim se félicite des annonces de Naïma Moutchou - Crédit Zinfos974 - Politique


La sénatrice réunionnaise Audrey Bélim affirme avoir obtenu des garanties de la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou sur deux dossiers sensibles : le financement du logement social via la Ligne budgétaire unique (LBU) et l'accès à des semences adaptées au climat tropical.

Au Sénat, lors de l'examen d'une proposition de loi sur l'adaptation du droit des Outre-mer, Naïma Moutchou a précisé que les crédits déjà notifiés au titre de la LBU « ne constituaient qu'une première vague ». Les élus et les bailleurs sociaux redoutaient une réduction des enveloppes consacrées au logement social ultramarin — la clarification était donc attendue. Audrey Bélim y voit « un signal rassurant » pour les projets de construction et de réhabilitation en attente dans les territoires.

La ministre a également indiqué vouloir travailler avec les collectivités, les bailleurs et l'État pour mobiliser de nouveaux financements, notamment européens, afin d'accélérer la réalisation des quelque 25 000 logements en attente.

Sur l'agriculture, Naïma Moutchou a annoncé son intention d'intégrer la question des semences tropicales aux discussions européennes autour du futur texte Omnibus Région Ultra-Périphérique. Audrey Bélim milite depuis plusieurs mois pour que La Réunion puisse accéder à des variétés absentes du catalogue national, mieux adaptées aux conditions locales. La pomme de terre et la tomate figurent parmi les productions concernées.

« Un grand pas pour nos filières péi », a déclaré la sénatrice, qui dit rester mobilisée pour que ces annonces débouchent rapidement sur des mesures concrètes.

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6 commentaires

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B
Bichik 18/06/2026 à 11:29

Les semences tropicales dans un texte européen, c'est une première si ça aboutit. On a longtemps géré ça dans notre coin sans que personne s'en préoccupe vraiment à Bruxelles.

L
Lastron-Leïla 18/06/2026 à 10:10

@Tonton Bébert, je comprends la méfiance, et franchement c'est légitime. Mais sur les semences j'ai l'impression que c'est un peu différent, ça remonte au niveau européen et ça c'est plus dur à enterrer discrètement. Ce qui m'intéresse c'est de voir si les filières péi vont communiquer là-dessus pour mobiliser les producteurs en amont, parce que souvent les annonces elles tombent et personne est prêt à s'en saisir.

R
Rafiki 18/06/2026 à 09:20

Ce qui me frappe dans cet article, c'est le lien entre les deux dossiers. Le logement et l'agriculture, c'est exactement ce qui structure la vie dans les cirques que je parcours avec les randonneurs. Quand j'emmène des groupes à Mafate ou Cilaos, les gens voient des paysages magnifiques mais ils voient pas les tensions autour du foncier, des constructions impossibles, des agriculteurs qui cherchent des semences introuvables. Si ces annonces débouchent sur quelque chose de réel, c'est toute une économie locale qui peut respirer différemment.

L
Lulu 18/06/2026 à 09:11

Bonne nouvelle pour les semences péi !

R
Roselyne 18/06/2026 à 09:08

La question des semences, ça fait longtemps qu'on l'attendait. Ici à Salazie on lutte avec des variétés qui tiennent pas bien l'humidité du cirque, et le catalogue national il a pas été pensé pour nous. Si on peut un jour planter des tomates vraiment adaptées à nos conditions, ce serait une avancée concrète pour beaucoup de familles des hauts. Faut juste que ça reste pas au niveau des discussions européennes pendant dix ans, lé pa fasil d'y croire quand on a vu tant de promesses rester en l'air.

T
Tonton Bébert 18/06/2026 à 09:02

Des garanties, des signaux rassurants, des intentions... on entend ça à chaque session parlementaire depuis vingt ans. Les 25 000 logements en attente, c'est pas une statistique, c'est des familles qui dorment chez des parents, des travailleurs qui font deux heures de route parce qu'ils peuvent pas se loger près de leur boulot. J'attends de voir les crédits réellement débloqués, pas une deuxième vague d'annonces.