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À Saint-Denis, Campus Kourmétraz forme sept jeunes aux métiers du cinéma

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À Saint-Denis, Campus Kourmétraz forme sept jeunes aux métiers du cinéma

"Derrière les caméras, les micros ou les bancs de montage, il y a des parcours de vie" : Et si le cinéma permettait de retrouver un emploi ? - Crédit Zinfos974 - Société


À Saint-Denis, la deuxième promotion de Campus Kourmétraz a pris ses marques dans de nouveaux locaux inaugurés à Saint-François. Cet Atelier Chantier d'Insertion, porté par l'association Cinékour en partenariat avec la Ville, offre à sept salariés en insertion un parcours de douze mois axé sur les métiers du cinéma et de l'audiovisuel.

Au programme : réalisation, prise de vue, prise de son, montage, production et participation à de vrais tournages. La pratique occupe une place centrale, accompagnée d'un suivi socioprofessionnel sur toute la durée du parcours. « Derrière les caméras, les micros ou les bancs de montage, il y a des parcours de vie. Des Dionysiens en recherche d'un emploi, d'une formation ou, tout simplement, d'un nouveau départ », précise-t-on.

Ce dispositif s'inscrit dans une politique d'insertion conduite par la municipalité depuis 2020. La Ville de Saint-Denis indique avoir accompagné plus de 2 300 Dionysiens via 215 Ateliers Chantiers d'Insertion, et plus de 5 000 personnes à travers des Parcours Emploi Compétences. Au total, 31 millions d'euros ont été mobilisés, pour un bilan affiché de plus de 86 000 habitants accompagnés vers l'emploi.

La maire Ericka Bareigts défend cette orientation tout en signalant des tensions budgétaires. « Nous maintenons un cap collectif fort pour ne laisser personne sur le bord du chemin », affirme-t-elle. Elle regrette toutefois que « l'équilibre que nous avons est aujourd'hui menacé par des décisions nationales, telles que la baisse des contrats PEC ». La Ville dit faire « le choix clair de résister, d'alerter et d'agir, tout en continuant à soutenir des dispositifs innovants qui redonnent confiance, ouvrent des perspectives d'avenir ».

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6 commentaires

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M
Mickaëla 17/06/2026 à 08:26

@Nadine Saint-Louis, je comprends cette inquiétude, et en même temps je crois que chaque talent qui part peut aussi revenir enrichi d'une expérience différente. Ce qui compte c'est de leur donner un ancrage fort ici, une identité professionnelle solide, quelque chose qui leur appartient vraiment. C'est exactement ce que ce parcours peut construire, cette confiance en soi qui fait qu'on n'a plus besoin de fuir pour exister.

S
Sébastien V. 17/06/2026 à 07:40

Le dispositif ACI est un outil reconnu, et l'adossement à un secteur comme l'audiovisuel apporte une vraie valeur ajoutée en termes d'attractivité du parcours. @Nadine Saint-Louis soulève un point qui rejoint d'ailleurs une problématique plus large sur la rétention des compétences formées localement. La question de la sortie positive à l'issue des douze mois reste l'indicateur clé, et on manque d'éléments dans cet article pour en juger. Sur la question des contrats PEC, la commune est effectivement contrainte par des arbitrages nationaux sur lesquels elle n'a qu'un pouvoir de lobbying, ce qui limite mécaniquement sa capacité à maintenir ce type d'expérimentation dans la durée.

T
Tonton Bébert 17/06/2026 à 07:29

31 millions mobilisés, 86 000 habitants accompagnés, c'est bien de l'afficher. Mais ce qui m'intéresse c'est de savoir combien de ces jeunes ont décroché un vrai contrat stable après, pas un CDD de misère ou une promesse en l'air. Les chiffres de la mairie c'est une chose, le vécu des travailleurs c'en est une autre. Et cette histoire de baisse des contrats PEC décidée à Paris, voilà exactement comment on sabote le travail de terrain des collectivités. On construit quelque chose pendant des années et une décision budgétaire nationale suffit à tout fragiliser. Les domoun qui galèrent, eux, i fo pas qu'on les oublie derrière les belles inaugurations.

M
Marie-Hélène 17/06/2026 à 06:11

Ce que fait Cinékour avec ces Ateliers Chantiers d'Insertion mérite qu'on s'y attarde sérieusement. Allier insertion professionnelle et pratique culturelle, c'est une approche que les chercheurs en sciences de l'éducation défendent depuis longtemps, notamment autour du concept d'apprentissage situé. Ce qui m'interpelle toutefois, c'est la question de la pérennité : si les contrats PEC sont effectivement réduits au niveau national, combien de promotions futures pourront encore être financées dans ces conditions ? La maire soulève un point qui dépasse largement Saint-Denis, et qui devrait nous préoccuper toutes et tous.

M
Marie 17/06/2026 à 06:06

Douze mois de formation avec de vrais tournages, c'est exactement ce qu'il faut. On apprend en faisant, pas autrement !

N
Nadine Saint-Louis 17/06/2026 à 06:03

Beau projet, vraiment. Mais moi ce qui me manque c'est de voir ces jeunes formés rester ici après, pas partir tourner leurs films à Paris ou ailleurs. Le péi-la a besoin de ces talents-là, sur place.