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Budget 2025 du Département de La Réunion : recettes en recul pour la première fois

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Budget 2025 du Département de La Réunion : recettes en recul pour la première fois

Département : des finances sous tension, mais une majorité qui se veut rassurante - Crédit Zinfos974 - Politique


Pour la première fois, les recettes de fonctionnement du Département de La Réunion ont reculé en 2025, alors que les dépenses sociales continuent d'augmenter. Les élus réunis en séance plénière ce mercredi 17 juin ont examiné le Compte financier unique (CFU) 2025. Le tableau qui en ressort est celui d'une collectivité sous pression, malgré les assurances de l'exécutif.

Le président Cyrille Melchior a présenté un bilan plombé par les conséquences du cyclone Garance, la hausse du coût de la vie et des contraintes budgétaires croissantes. La collectivité a maintenu un niveau d'investissement de 180 millions d'euros et renforcé sa commande publique de 20 millions d'euros pour soutenir le secteur du BTP. L'exécutif met en avant la certification des comptes et la maîtrise de l'endettement comme gages de bonne gestion. Cyrille Melchior a néanmoins réaffirmé la nécessité d'obtenir une meilleure compensation de l'État pour les dépenses d'autonomie, dont le poids ne cesse de croître.

Sur le volet social, la Cart'Monétik, lancée cette année, a déjà bénéficié à plus de 23 000 Réunionnais. Le dispositif devrait concerner près de 66 000 personnes d'ici la fin de l'année. Le plan d'évolution de l'offre médico-sociale prévoit par ailleurs la création de plus de 200 places supplémentaires, dont 107 dans le futur établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Bras-Panon. Les élus ont également examiné le futur règlement départemental d'aide sociale, destiné à simplifier les démarches des usagers.

Autre dossier à l'ordre du jour : une demande officielle adressée à la Région Réunion pour l'application de l'exonération des taxes sur les carburants au Service départemental d'incendie et de secours (SDIS). Selon Cyrille Melchior, cette mesure, déjà en vigueur dans l'Hexagone, permettrait de réduire les charges de fonctionnement du SDIS d'environ 600 000 euros par an.

Dans les rangs de l'opposition, le ton est plus sombre. Gérard Françoise pointe la baisse des recettes, la progression des dépenses et le recul de l'épargne brute, estimant que ces évolutions réduisent peu à peu les marges de manœuvre de la collectivité. Il cite le chiffre de plus de 92 000 allocataires du RSA sur l'île pour illustrer l'ampleur des besoins. Il regrette également ce qu'il qualifie de « manque de vision stratégique » dans des secteurs comme « l'insertion, l'agriculture, la culture ou encore le tourisme ». Monique Orphé abonde dans ce sens, jugeant que la situation appelle à une vigilance accrue dans un territoire où le Département joue un rôle central auprès des populations fragiles.

Du côté de la majorité, le 13e vice-président Gilles Hubert a reconnu que certains indicateurs pouvaient susciter des interrogations, tout en défendant la capacité de la collectivité à maintenir ses politiques publiques. Jean-Marie Virapoullé, troisième vice-président, a mis en avant des délais de paiement qu'il juge « particulièrement performants » et estimé que la situation financière restait saine grâce aux efforts engagés ces dernières années.

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4 commentaires

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M
Mickaëla 17/06/2026 à 17:12

La Cart'Monétik pour 66 000 personnes d'ici la fin de l'année, c'est une vraie avancée. Quand les gens ont moins de stress financier au quotidien, ça change tout dans leur vie, leur santé, leur rapport aux autres. J'espère juste que derrière le dispositif y'a aussi un accompagnement humain, parce que le chèque seul ne suffit pas toujours à reconstruire la confiance en soi.

L
Lulu 17/06/2026 à 16:12

Le BTP qui reçoit 20 millions de commande publique en plus, alé, j'aurais bien vu pareil pour la restauration et les petits commerces du front de mer. Nous aussi on crée de l'emploi, on fait vivre le péi, mais on attend toujours notre in koudmin sérieux.

F
Fifi430 17/06/2026 à 16:05

Sur le fond, la question de la compensation de l'État pour les dépenses d'autonomie n'est pas nouvelle. Ce que Melchior pointe, c'est un déséquilibre structurel entre les compétences transférées aux Départements et les dotations correspondantes, un problème qui concerne de nombreuses collectivités en France. La certification des comptes est un bon signal, mais elle ne règle pas la question de soutenabilité à moyen terme si les recettes continuent de reculer. 92 000 allocataires du RSA, c'est un chiffre qui parle de lui-même sur les défis à venir.

Z
Zoubi 17/06/2026 à 16:02

Mes clientes ce matin m'ont parlé que de ça, la Cart'Monétik. Y'a une dame qui m'a dit que sa maman venait de la recevoir, elle était tellement contente. C'est ces petites choses du quotidien qui font la différence pour les familles, surtout avec tout qui a augmenté.