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La résidence Oreti livre 23 logements très sociaux à Saint-Denis

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La résidence Oreti livre 23 logements très sociaux à Saint-Denis

"Un logement, c'est bien plus qu'un toit" : quelle est cette nouvelle résidence sociale qui voit le jour à Saint-François ? - Crédit Zinfos974 - Social


La résidence Oreti a été inaugurée jeudi 4 juin à Piton Saint-François, sur les hauteurs de Saint-Denis. Construite par la SIDR, elle propose 23 logements locatifs très sociaux et accueille 55 habitants.

L'opération a mobilisé 5,4 millions d'euros, financés par l'État, la Caisse des Dépôts, Action Logement et les fonds propres de la SIDR. Les appartements, du T2 au T4, sont traversants pour favoriser la ventilation naturelle. Les logements en rez-de-chaussée bénéficient d'un jardin privatif. La résidence dispose également d'un local à vélos sécurisé et d'une production d'eau chaude solaire.

«Dans un contexte de forte pression sur le logement, notre responsabilité est de produire des logements de qualité, accessibles aux ménages les plus modestes, explique Laurent Pinsel, directeur général de la SIDR. Chaque livraison est avant tout une réponse apportée à des familles, avec l'ambition de leur offrir un cadre de vie durable, propice à leur parcours de vie et à l'épanouissement de leurs enfants.»

La crise du logement reste pesante à La Réunion. Près de 50 000 personnes attendent un logement sur l'île, selon la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts. Depuis 2020, la Ville indique avoir livré plus de 1 800 logements, sociaux, intermédiaires ou destinés aux seniors.

«Un logement, c'est bien plus qu'un toit. C'est un cadre de vie, un quartier, un lieu où l'on grandit, où l'on se projette et où l'on construit son avenir», dit l'élue, qui rappelle les difficultés rencontrées pour faire aboutir les projets : mobilisation des financements, contraintes réglementaires et pression foncière. La Ville appelle à un renforcement du soutien de l'État pour accélérer la production de logements sur le territoire.

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6 commentaires

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P
PépéBassin 13/06/2026 à 17:43

@Olivier, t'as raison sur la pression foncière, mais bon, quand y'a des familles qui dorment mal depuis des années, chaque logement livré compte quand même.

R
Roselyne 13/06/2026 à 17:36

Ici dans les hauts on sait ce que c'est de vivre loin de tout et de se demander si les jeunes vont rester. Des logements décents à Piton Saint-François c'est une bonne chose, mais j'espère que les familles qui s'y installent trouvent aussi du travail pas trop loin, sinon les marmaille grandissent et repartent dès qu'ils peuvent. Le foncier dans les cirques c'est compliqué depuis toujours, et pendant ce temps les terrains agricoles se réduisent à chaque nouvelle construction.

J
Jean-Marc 13/06/2026 à 16:17

5,4 millions pour 23 logements, ça fait environ 235 000 euros le logement. J'aurais aimé voir la décomposition du coût. Moi sur mes chantiers je sais ce que ça coûte réellement à construire et ce que ça coûte une fois que t'as ajouté toutes les couches administratives et réglementaires par-dessus. C'est souvent là que l'argent part, pas dans les murs.

K
Karambole 13/06/2026 à 16:11

Local à vélos et eau chaude solaire, lé bon ça, au moins ils pensent à l'avenir. Reste à voir si les familles qui s'installent là-haut ont accès à un marché de proximité ou si elles dépendent de la voiture pour tout. Piton Saint-François c'est les hauteurs, on sait ce que ça veut dire en termes de déplacements.

T
Tom de l'Étang 13/06/2026 à 16:10

Ce qui me frappe dans cet article c'est la phrase sur l'épanouissement des enfants. Un logement stable, ça change tout pour la santé globale d'une famille, c'est documenté. J'ai des patients qui cumulent les douleurs chroniques et la précarité de logement en arrière-plan, et ça entretient le stress de façon très concrète. Bonne nouvelle donc, même si 23 logements c'est loin de suffire.

O
Olivier 13/06/2026 à 16:05

23 logements pour 50 000 personnes en attente, ça fait une goutte d'eau dans un champ de canne sec. C'est bien de construire, mais si on ne s'attaque pas à la pression foncière à la source, on continuera à construire en retard sur les besoins. À la coopérative on connaît ça, les petites avancées qui ne comblent jamais le fossé avec la réalité du terrain.