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Proxim'Services : quatre syndicats appellent à manifester le 15 juin

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Proxim'Services : quatre syndicats appellent à manifester le 15 juin

"Nous n'en pouvons plus", "payer pour aller travailler" : Que se passe-t-il à Proxim'Services ? - Crédit Zinfos974 - Social


Quatre syndicats appellent les salariés de Proxim'Services à se rassembler lundi 15 juin, dès 7 h 30, devant le siège de l'entreprise à Sainte-Clotilde. La CGTR, Force ouvrière, la CFTC et la CFDT dénoncent des conditions de travail dégradées, des salaires insuffisants et des frais de déplacement jugés trop lourds pour les équipes de cette structure spécialisée dans l'aide et le maintien à domicile.

Les indemnités kilométriques concentrent une large partie des tensions. La majorité des salariés utilisent leur propre véhicule pour assurer leurs tournées. Entre la hausse du carburant, des assurances et des frais d'entretien, l'intersyndicale juge la situation devenue intenable. « Nous ne voulons plus payer pour travailler », résument les représentants syndicaux.

Les griefs ne s'arrêtent pas là. L'intersyndicale dresse ce qu'elle appelle un « tableau préoccupant des conditions de travail » : hausse des accidents du travail, des maladies professionnelles, des arrêts maladie, épuisement physique et psychologique des équipes. Les syndicats dénoncent aussi des amplitudes horaires pouvant s'étendre de 6 heures à 21 heures, des temps partiels imposés et des heures supplémentaires qui ne seraient pas systématiquement rémunérées.

Les revendications sont précises : une augmentation générale des salaires de 15 %, une prime de partage de la valeur de 500 euros, une revalorisation des frais kilométriques, le paiement des heures supplémentaires, la reconnaissance du temps de trajet comme temps de travail et la fin des temps partiels imposés. Les syndicats demandent également une meilleure organisation des tournées pour réduire les kilomètres parcourus chaque jour.

Pour les organisations syndicales, ces métiers restent « indispensables au maintien à domicile de nombreuses personnes âgées ou dépendantes », mais « cet engagement quotidien n'est plus reconnu à sa juste valeur ». La direction de Proxim'Services n'a pas réagi à ces revendications à ce stade.

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6 commentaires

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R
Roselyne 11/06/2026 à 11:30

Ici à Salazie on connaît bien ces dames qui passent chez les anciens du cirque, par tous les temps, même quand la route est coupée par la pluie. L'hiver là avec toutes les crues, y'a des jours où elles ne peuvent même plus accéder aux maisons. Et elles font ça avec leur propre voiture, leurs propres sous. C'est dur à entendre que derrière tout ça, les frais ne sont pas couverts.

D
David 11/06/2026 à 10:40

Et la direction n'a pas réagi, évidemment. Ça m'étonne pas. Ces gens-là s'occupent de nos anciens, ils traversent l'île en voiture du matin au soir, et on leur dit merci avec quoi, des heures sup non payées. Dans mon resto j'ai du mal aussi mais au moins mes employés savent ce qu'ils vont toucher à la fin du mois.

K
KékéSurf 11/06/2026 à 10:17

Respect total pour ces travailleurs. Moi je roule aussi tout le temps pour le boulot, entre les spots, les clients, les sorties, et je sais ce que ça coûte en carburant chaque mois. Mais au moins c'est mon choix, mon école. Eux c'est imposé et pas compensé, c'est pas fair du tout.

T
Tonton Bébert 11/06/2026 à 09:11

Payer pour aller travailler, ça c'est le résumé parfait d'un système qui a perdu le sens. Les domoun de Proxim'Services soignent les anciens, tiennent les familles, et au bout du mois il leur reste quoi. L'intersyndicale a bien fait d'appeler à se rassembler. Quatre syndicats ensemble c'est pas rien, ça se respecte. Le 15 juin on vera si la direction continue de faire la sourde oreille.

M
Marie 11/06/2026 à 09:09

Ces salariés font un travail essentiel et lé pa fasil tous les jours chez les personnes âgées. 15% d'augmentation c'est pas du luxe, c'est du rattrapage. La direction doit ouvrir le dialogue maintenant, pas après la manif.

J
JeanFrak 11/06/2026 à 09:01

Honnêtement je suis architecte, pas syndicaliste, mais il y a quelque chose qui m'interpelle dans cet article. On parle de gens qui passent leurs journées à traverser la ville en tous sens, des tournées mal optimisées, des amplitudes de 6h à 21h. C'est aussi un problème de conception du service, d'organisation spatiale du territoire. Une meilleure cartographie des interventions réduirait les frais kilométriques sans même toucher aux salaires. Personne ne semble avoir pensé à ça côté direction.