Une vingtaine d'agriculteurs venus du Sud et de l'Ouest de l'île se sont rassemblés jeudi 11 juin devant la préfecture de Saint-Denis, tandis que des représentants des Jeunes Agriculteurs Réunion et de la FDSEA étaient reçus par le préfet et les services de l'État.
Le mouvement intervient à quelques semaines du début de la campagne sucrière. Les organisations agricoles réclament des mesures concrètes face à des difficultés qu'elles jugent croissantes. « On est en train d'étouffer », a-t-on déclaré sur place.
Une délégation de l'Est devait rejoindre le rassemblement en cours de matinée. Les exploitants mobilisés devant la préfecture voulaient ainsi appuyer la délégation engagée dans les discussions avec l'État, dans l'espoir d'obtenir des réponses rapides avant l'entrée dans cette période décisive pour la filière canne.


6 commentaires
@Alex, je comprends ta frustration sur le manque de chiffres, et honnêtement c'est un vrai problème de communication de leur part. Dans mon activité, si je lancerais une campagne sans données claires, personne ne cliquerait. Mais là, je pense que l'urgence c'est d'abord de créer la visibilité, et l'article fait quand même son boulot là-dessus. La filière canne, c'est aussi de la matière première locale, et quand ça vacille, c'est toute la chaîne de production péi qui prend.
@KékéSurf, tu as raison sur le paysage, et je dirais pareil pour nos centres-villes. À Saint-Louis, quand les agriculteurs souffrent, les clients qui viennent acheter chez moi le lundi matin sont les premiers à rogner sur les dépenses. On est tous dans la même galère, la canne c'est in koudmin pour beaucoup de familles ici, et si ça flanche, c'est les commerces de proximité qui sentent la baisse les premiers.
Ce qui me touche dans cette mobilisation, c'est que la canne entraîne tout le monde dans sa chute ou dans sa réussite. Quand la filière va mal, c'est toute l'agriculture réunionnaise qui trinque, les maraîchers comme moi compris. L'eau d'irrigation, les aides à la mécanisation, les accès aux parcelles, tout est lié. J'aurais voulu qu'on parle aussi de ce que vivent les petits producteurs de l'Est qui ne font pas de canne mais qui subissent les mêmes blocages administratifs depuis des années.
Respect pour ces gars qui sont sortis manifester sous le soleil de juin. On voit bien que lé pa fasil pour ceux qui travaillent la terre ici. Et au final c'est aussi notre paysage à nous, nos champs de canne le long de la côte ouest, si la filière coule ça change tout l'environnement du territoire.
La canne, ça a toujours été le nerf de ce péi. Voir les agriculteurs obligés de manifester pour être entendus, c'est pas nouveau, malheureusement.
Le sujet est réel, la détresse des agriculteurs aussi, mais l'article ne donne aucun chiffre concret sur ce que réclament les organisations. Quel montant d'aide, quel mécanisme précis ? On a juste une citation dramatisée et un compte-rendu de présence physique. Journalisme de terrain ok, mais sans fond analytique derrière, c'est difficile de se forger un avis.