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APE océan Indien : Omarjee dénonce l'exclusion de La Réunion et Mayotte

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APE océan Indien : Omarjee dénonce l'exclusion de La Réunion et Mayotte

Accord de partenariat économique UE– États insulaires de l’océan Indien : Younous Omarjee regrette « un accord négocié sans consultation de La Réunion et de Mayotte » - Crédit le journal de mayotte


Younous Omarjee, vice-président du Parlement européen, a dénoncé la conclusion d'un accord de partenariat économique entre l'Union européenne et plusieurs États insulaires de l'océan Indien, sans que La Réunion ni Mayotte n'aient été consultées. Dans un communiqué, l'élu reproche à la Commission européenne d'avoir « avancé vers la conclusion de cet APE sans avoir ni de près ni de loin associé et consulté les îles européennes ultrapériphériques de l'océan Indien ».

L'accord porte sur les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles. Son contenu détaillé n'était pas public au moment où Omarjee a pris position. La procédure n'est pas terminée : le texte doit être adopté par le Conseil de l'UE, puis soumis au vote du Parlement européen.

Omarjee s'en prend aux pouvoirs de la Commission en matière commerciale, qu'il juge « exorbitants », et estime que les spécificités des régions ultrapériphériques auraient dû peser dans les négociations. « La Commission ne peut pas continuer à négocier des accords commerciaux touchant directement le voisinage immédiat des régions ultrapériphériques sans prendre en considération leurs réalités particulières », écrit-il.

Avant le vote du Parlement, le vice-président annonce qu'il consultera les autorités de La Réunion et de Mayotte pour mesurer les effets de l'accord sur l'agriculture, les marchés publics, les services, les investissements, les normes sociales et environnementales, ainsi que les équilibres régionaux dans l'océan Indien.

Son communiqué pose le principe que la coopération avec les pays voisins doit aller de pair avec la protection et l'association de La Réunion et de Mayotte.

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6 commentaires

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S
Sandrine 11/06/2026 à 16:27

@Sébastien V., tu soulèves un point important sur les marchés publics. Concrètement, si les seuils de mise en concurrence évoluent avec des opérateurs extérieurs non soumis aux mêmes charges sociales et fiscales que nous, les petites structures locales n'ont aucune chance d'être compétitives. On parle parfois d'un écart de coût de revient de 30 à 40% selon les secteurs, rien que sur les cotisations patronales. Ce serait bien qu'Omarjee quantifie ces impacts avant le vote, pas seulement les lister.

T
Tonton Bébert 11/06/2026 à 15:38

@Lastron-Leïla, tu as raison et c'est même pire que ça. On connaît cette musique depuis longtemps au Port, les accords commerciaux décidés loin de nous et on se retrouve avec les conséquences sur le quai. Les travailleurs de l'agroalimentaire, les dockers, les petits producteurs, on est toujours les derniers informés et les premiers touchés. La Commission européenne fait ce qu'elle veut pendant que les RUP regardent passer les bateaux. I fo qu'Omarjee aille jusqu'au bout cette fois, parce que des belles déclarations on en a déjà eu.

R
Rafiki 11/06/2026 à 15:19

Ce qui me préoccupe dans cet accord, c'est la question des normes environnementales. On parle de partenariat avec des pays voisins qui ont des réglementations très différentes des nôtres sur la protection des écosystèmes. Moi qui emmène des groupes dans les cirques, je vois bien à quel point la biodiversité ici est fragile. Si demain des produits arrivent avec des exigences sanitaires ou environnementales moindres, c'est toute la filière locale, agriculture, tourisme durable, qui peut en pâtir. On aurait au moins dû être consultés avant, pas après.

S
Sébastien V. 11/06/2026 à 14:12

La question des marchés publics mentionnée dans l'accord mérite qu'on s'y attarde sérieusement. Si les règles de concurrence évoluent avec les pays voisins sans que les spécificités des RUP soient intégrées, les collectivités territoriales pourraient se retrouver dans des situations complexes. La démarche d'Omarjee de consulter les autorités locales avant le vote est la procédure normale, mais on peut légitimement se demander pourquoi ce travail n'a pas été fait en amont.

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Lulu 11/06/2026 à 14:09

Moi j'entends parler de Madagascar, Maurice, les Seychelles... et La Réunion pas consultée ? C'est notre voisinage direct, les produits qui arrivent ici ça me concerne directement, moi qui achète mes légumes et ma viande tous les matins. Lé pa fasil de faire tourner un commerce quand les règles du jeu se décident à Bruxelles sans penser à nous.

L
Lastron-Leïla 11/06/2026 à 14:04

Ce qui me frappe c'est que des accords qui touchent directement notre économie se négocient sans même qu'on soit dans la pièce. On parle d'agriculture, de marchés publics, de normes... c'est pas rien pour les entrepreneurs d'ici. Alé, au moins Omarjee lève la main avant le vote, y'a encore une fenêtre pour peser.